Publié le 13 octobre 2025 à 16h15. Le président américain Donald Trump a salué la fin d’une « longue guerre » lors d’un discours prononcé devant la Knesset israélienne, après la libération de 20 otages. Cette annonce intervient dans un contexte de négociations complexes concernant l’avenir de la région et le désarmement du Hamas.
- Donald Trump a déclaré que la libération des 20 otages marquait le début d’une « ère d’espoir » pour le Moyen-Orient.
- Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis de décerner la plus haute distinction présidentielle à Donald Trump et a exprimé l’espoir d’une ère de paix.
- Des voix s’élèvent pour tempérer l’optimisme, soulignant les incertitudes quant à la mise en œuvre des accords de paix à long terme.
Lors d’une allocution devant les membres de la Knesset (le Parlement israélien), le président Trump a affirmé :
« C’est un jour rempli de grande joie et d’espoir alors que 20 otages sont revenus dans leurs familles après deux années terribles. »
Donald Trump, président des États-Unis
Il a également souligné le soutien régional au plan visant à désarmer le Hamas et à garantir la sécurité d’Israël. Selon lui, Israël a fait tout ce qu’il pouvait grâce à la force et il est temps de transformer cette victoire en paix et prospérité pour l’ensemble du Moyen-Orient.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rendu hommage à Donald Trump, déclarant :
« Aujourd’hui sera enregistré dans le calendrier juif comme le jour de la fin de deux années de guerre. Les deux dernières années ont été une ère de guerre, mais j’espère que les deux prochaines années seront une ère de paix. »
Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien
Il a annoncé son intention de décerner au président américain la plus haute distinction présidentielle du pays. Le président de l’Assemblée nationale israélienne, Amir Ohana, a même suggéré que Donald Trump mériterait le prix Nobel de la paix l’année prochaine, affirmant :
« Personne au monde n’a plus promu la paix que vous, président Trump. »
Amir Ohana, président de l’Assemblée nationale israélienne
La visite du président Trump a été marquée par une rencontre avec les otages libérés et leurs familles, ainsi qu’avec le Premier ministre Netanyahu. Cependant, des protestations ont éclaté pendant son discours. Des députés arabes, dont Ayman Uda, et des députés de gauche, dont Ofer Kashif, ont brandi des pancartes portant les inscriptions « Reconnaître la Palestine » et « Génocide », avant d’être expulsés de la salle par les services de sécurité, sous les huées de leurs collègues.
Malgré l’optimisme affiché par le président Trump, la pérennité de la fin des hostilités à Gaza reste incertaine. La mise en œuvre des accords de paix à moyen et long terme, notamment le désarmement du Hamas et la création d’un État palestinien dans le cadre d’un échange d’otages et de prisonniers, n’est pas garantie. Le Premier ministre qatari, Muhammad bin Abdulrahman Al Thani, a souligné dans un entretien accordé au New York Times que l’accord actuel sur l’échange d’otages n’aurait peut-être pas été possible si les négociations avaient visé un accord global dès le départ. Les pays médiateurs, comme le Qatar, estiment que les conditions ne sont pas encore réunies pour entamer une deuxième phase de négociations au-delà de l’échange initial d’otages.
Le président Trump a également évoqué la situation en Russie, demandant à son envoyé spécial pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, de se concentrer sur ce dossier :
« Concentrons-nous maintenant sur la Russie. »
Donald Trump, président des États-Unis
Kim Ji-hoon et Cheon Ho-seong