Publié le 16 décembre 2025, 19h14. Le président malgache Andry Rajoelina a quitté Madagascar dans un contexte de tensions politiques croissantes, alimentées par des manifestations populaires et des dissensions au sein de l’armée. Son évacuation, apparemment facilitée par la France, soulève des questions sur l’avenir politique de l’île.
Des semaines de contestation sociale ont secoué Madagascar, avec des manifestations de jeunes dénonçant la corruption, le chômage, la hausse du coût de la vie et les fréquentes pénuries d’électricité et d’eau. Le week-end dernier, une unité militaire d’élite a rejoint les rangs des manifestants, un geste qui a conduit à la nomination d’un nouveau chef d’état-major de l’armée, approuvée par le ministre de la Défense.
Selon Radio France International, le président Andry Rajoelina, dont la double nationalité franco-malgache a toujours été un point sensible pour l’opposition, a été évacué par l’armée française avec l’accord du président français Emmanuel Macron. Sa destination actuelle reste inconnue et un discours à la nation prévu a été reporté.
L’ambassade de France à Madagascar a toutefois démenti toute intervention militaire française sur le territoire malgache, affirmant qu’elle respecte pleinement la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays.
« Aucune intervention militaire française n’est en cours ou prévue à Madagascar, dont la France respecte pleinement la souveraineté et l’intégrité territoriale. »
La situation politique à Madagascar reste donc incertaine, alors que le pays attend des éclaircissements sur le sort de son président et l’évolution des tensions sociales et militaires.
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