Publié le 13 octobre 2025 à 17h04. Le gouvernement allemand a officialisé la mise en place d’une nouvelle aide sociale de base, remplaçant le Bürgergeld, avec un durcissement des conditions d’accès et des sanctions accrues pour les bénéficiaires.
- La nouvelle sécurité de base sera mise en œuvre, avec des sanctions plus sévères pour les manquements aux obligations des bénéficiaires.
- Les réductions des prestations pourront être appliquées plus rapidement en cas de rendez-vous manqués ou de non-respect des obligations.
- Un plan de coopération devra être établi avec chaque bénéficiaire, définissant droits et obligations mutuels.
C’est désormais officiel : le Bürgergeld, l’allocation de base pour les demandeurs d’emploi en Allemagne, va être transformé en une nouvelle « sécurité de base ». L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse par le chancelier fédéral Friedrich Merz (CDU) le 9 octobre dernier. Cette réforme, qui avait fait l’objet de discussions intenses, prévoit un renforcement des contrôles et des sanctions à l’encontre des bénéficiaires.

Le durcissement des conditions d’accès à l’aide sociale est au cœur de cette réforme. Désormais, les réductions de prestations interviendront beaucoup plus rapidement en cas de manquement des bénéficiaires. Un rendez-vous manqué auprès de Pôle emploi entraînera immédiatement une convocation à un nouveau rendez-vous. Si celui-ci n’est pas honoré, une réduction de 30 % des prestations sera appliquée, selon le texte de la résolution de la coalition CDU/CSU/SPD. En cas de troisième rendez-vous manqué, les prestations seront totalement suspendues, à l’exception des frais de logement.
Le non-respect des obligations pourra également entraîner des réductions de prestations plus rapides. Si un bénéficiaire ne se présente pas au bureau le mois suivant, il perdra l’intégralité de ses allocations, y compris les aides au logement. Cette situation pourrait rapidement conduire à des difficultés financières majeures, voire à un risque de perte de logement pour les bénéficiaires.
Parallèlement à ces mesures de contrôle, le gouvernement prévoit un accompagnement plus étroit des bénéficiaires, notamment des parents, avec des conseils dès la première année de vie de l’enfant et une obligation de participer à des mesures d’intégration dès que des solutions de garde sont disponibles. Un « plan de coopération » devra être établi avec chaque bénéficiaire, précisant ses droits et ses obligations.
Le délai d’attente pour les appartements trop chers sera réduit de moitié, passant de douze à six mois. Cette mesure, moins radicale que la suppression complète initialement envisagée, a suscité des critiques de la part des associations sociales. Des restrictions supplémentaires sont également prévues concernant les biens protégés, dont la déclaration devra être faite plus rapidement.
Le montant de la sécurité de base restera inchangé à 563 euros pour les personnes seules et ne sera pas augmenté en 2026, selon Focus. (Sources : conférence de presse avec Friedrich Merz, Bärbel Bas et Lars Klingbeil, texte de la décision du gouvernement fédéral, Focus)
Note de transparence : La version originale du texte mentionnait à tort l’aide au logement. Bien entendu, lorsqu’il s’agit d’avantages pour les citoyens, il est correct de parler de coûts de logement. Le texte a été corrigé en conséquence.