---Advertisement---

{{term_list link:term|tax:category|sep:, }}

{{post_title}}

By: {{author_meta key:display_name|link:author_archive}}

On: {{post_date dateFormat:l, F j, Y g:i A}}

Publié le 14 octobre 2025 20:56:00. Le gouvernement néerlandais a pris le contrôle du fabricant de puces Nexperia, une décision motivée officiellement par des problèmes de gestion, mais largement perçue comme une réponse à la pression américaine visant à limiter l’influence chinoise dans le secteur stratégique des semi-conducteurs.

  • La prise de contrôle de Nexperia par les Pays-Bas est une première historique, invoquant une loi de sécurité nationale datant de 1952.
  • Washington avait menacé d’inscrire Nexperia sur une liste noire limitant son accès aux technologies américaines si son PDG chinois restait en poste.
  • Pékin a réagi en restreignant les exportations de composants assemblés en Chine par Nexperia, exacerbant les tensions commerciales.

Les Pays-Bas ont pris des mesures exceptionnelles en saisissant le contrôle du fabricant de puces Nexperia le 30 septembre, invoquant des préoccupations liées à la sécurité nationale et européenne. Selon un communiqué officiel, des « signes aigus de déficiences et d’actions graves dans le domaine de la gestion de l’entreprise » ont motivé cette intervention. Le gouvernement néerlandais craint que cette situation ne menace la pérennité et la protection de compétences technologiques cruciales sur le territoire néerlandais et européen.

Cette décision s’appuie sur la « loi néerlandaise sur la disponibilité des marchandises » (Wet Beschikbaarheid Goederen) de 1952, qui permet à l’État d’intervenir dans des circonstances exceptionnelles lorsque la disponibilité de certains biens est jugée essentielle à la sécurité, notamment en période de crise ou lorsque des capacités de production stratégiques sont en péril.

Pression américaine et avertissement de Washington

L’affaire Nexperia a été précipitée par un avertissement émis par les États-Unis. Le tribunal néerlandais en charge de l’affaire a révélé que La Haye a pris le contrôle de Nexperia après que Washington a menacé d’inscrire l’entreprise sur une liste noire si Zhang Xuezheng, le PDG chinois et fondateur de Wingtech, restait à son poste. Une inscription sur cette liste d’entités (l’« Entity List » du ministère américain du Commerce) interdirait à Nexperia de s’approvisionner auprès d’entreprises américaines, entravant ainsi son accès aux technologies de pointe.

Le ministre néerlandais de l’Économie, Vincent Karremans, a nié que l’influence étrangère ait été le principal moteur de cette intervention. Il a affirmé que la décision était motivée par des « déficiences dans la gestion de l’entreprise qui menaçaient l’existence même de Nexperia », selon ses propres termes.

Dans le même temps, un changement de direction a été annoncé chez Nexperia. Zhang Xuezheng a été remplacé par l’Allemand Stefan Tilger, comme l’a indiqué l’entreprise dans un communiqué. Nexperia dispose d’un délai de 60 jours pour éviter les sanctions américaines.

Risque d’arrêt de la production et réactions de Pékin

Si Nexperia ne parvient pas à se conformer aux exigences américaines, la production pourrait être interrompue sur plusieurs sites européens, notamment à Nimègue (Pays-Bas), Hambourg et Manchester. De plus, l’entretien des machines de Nexperia est assuré par des entreprises américaines, ce qui deviendrait impossible si l’entreprise était inscrite sur la liste noire. Une pénurie de composants pour l’industrie automobile, qui dépend fortement de Nexperia, serait particulièrement préjudiciable.

Nexperia est également confrontée à des restrictions de Pékin. Il y a environ une semaine et demie, le ministère chinois du Commerce a interdit à Nexperia et à ses sous-traitants d’exporter des composants assemblés en Chine. L’entreprise travaille actuellement avec les autorités chinoises pour obtenir une dérogation.

La Chine a vivement réagi à la prise de contrôle de Nexperia par les Pays-Bas. La Chambre chinoise du commerce extérieur à Bruxelles a dénoncé un « acte moderne de banditisme économique » motivé par des « considérations géopolitiques ». Pékin avait déjà renforcé ses réglementations à l’exportation de métaux des terres rares, tels que le gallium et le germanium, et envisagé des restrictions sur l’exportation de produits finis, une mesure que l’ancien président américain Donald Trump avait déjà combattue en imposant de nouveaux droits de douane.

Les Pays-Bas se retrouvent ainsi au cœur des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. Un porte-parole du Département d’État américain a appelé « certains pays » à « adhérer aux principes du marché et à s’abstenir de politiser les questions économiques et commerciales ».

Travailleurs dans une salle blanche de Nexperia à Hambourg

Reuters/Fabian Bimmer

Un aperçu de la production à l’usine Nexperia de Hambourg
{{term_list link:term|tax:post_tag|sep:, }}

{{author_meta key:display_name|link:author_archive}}

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.
For Feedback - [email protected]

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Related News

{{post_date}}

{{post_title link:post}}

Leave a Comment