Le secteur non pétrolier de l’Arabie saoudite affiche une croissance solide en juillet 2026, portée par une amélioration de la demande, selon l’indice PMI publié par l’Institut saoudien de la statistique.
La croissance économique de l’Arabie saoudite, hors secteur pétrolier, reste dynamique en juillet 2026, avec un indice PMI (Purchasing Managers’ Index) qui reflète une amélioration de la demande. L’Institut saoudien de la statistique a publié les résultats, confirmant une tendance positive dans les activités non liées au pétrole. Ce chiffre, qui mesure l’activité des entreprises, s’inscrit dans le cadre des efforts du royaume pour diversifier son économie.
L’indice PMI et ses implications
L’indice PMI, qui atteint 54,2 en juillet, indique une expansion continue du secteur manufacturier et de la construction. Ce niveau, supérieur à la barre des 50 qui marque l’expansion, suggère une croissance vigoureuse. Selon l’Institut saoudien de la statistique, cette amélioration s’explique par une hausse des commandes et une augmentation des embauches dans les entreprises.
« Les données montrent une reprise notable dans les secteurs de la construction et des services, avec une demande accrue pour les infrastructures et les projets liés à l’économie numérique », a déclaré un porte-parole de l’institut. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre du Plan de développement économique 2030, qui vise à réduire la dépendance au pétrole.
Facteurs clés de la croissance
L’amélioration de la demande interne et l’augmentation des investissements étrangers contribuent à cette croissance. Le gouvernement saoudien a récemment accéléré les projets d’infrastructure, notamment dans les villes de Riyad et de Djeddah, ce qui a stimulé les activités du secteur de la construction. De plus, les mesures prises pour simplifier les procédures d’entrepreneuriat ont encouragé l’innovation et l’expansion des PME.
« Le secteur des technologies de l’information et de la communication connaît une croissance exponentielle, avec un taux d’adoption des outils numériques plus élevé que l’année précédente », a précisé une source proche du ministère de l’Économie. Cette évolution reflète les priorités du royaume en matière d’innovation et de transition vers une économie basée sur la connaissance.
Secteurs en mouvement
Les secteurs de la santé et des énergies renouvelables montrent également des signes de croissance. Le gouvernement a lancé plusieurs initiatives pour développer l’énergie solaire, attirant des investisseurs internationaux. En parallèle, les infrastructures hospitalières sont modernisées, avec un budget alloué à l’expansion des centres de soins et à l’acquisition de technologies médicales avancées.
Le ministère de l’Éducation a également annoncé des projets visant à former une main-d’œuvre qualifiée pour répondre aux besoins du marché. « La formation professionnelle est un pilier de notre stratégie de diversification », a affirmé un responsable. Ces initiatives visent à aligner l’offre de compétences sur les besoins des entreprises en croissance.
Défis et perspectives
Malgré ces progrès, des défis persistent, notamment la volatilité des prix des matières premières et la concurrence régionale. L’Institut saoudien de la statistique souligne la nécessité de maintenir les investissements publics et privés pour soutenir cette dynamique. Les analyses économiques suggèrent que la croissance non pétrolière pourrait représenter 30 % du PIB d’ici 2030, si les conditions actuelles se maintiennent.
« Le succès de cette transition dépendra de la capacité à maintenir un environnement d’affaires favorable et à attirer des partenaires stratégiques », a ajouté un analyste indépendant. Les prochaines semaines seront cruciales pour confirmer la robustesse de cette croissance, avec des indicateurs clés à surveiller, tels que le chômage et les exportations non pétrolières.