Publié le 16 octobre 2025 à 19h50 (heure de La Mecque). Malgré les sanctions occidentales et les pressions américaines, le président russe Vladimir Poutine affirme que son pays maintient une part significative de la production mondiale de pétrole et adapte ses marchés d’exportation.
Le président russe Vladimir Poutine a affirmé jeudi que la Russie continue d’assurer 10 % de la production pétrolière mondiale, en dépit des sanctions internationales et des efforts du président américain Donald Trump pour limiter son influence sur le marché énergétique. Il a souligné la capacité de son pays à résister à une concurrence qu’il juge déloyale.
Selon Poutine, une légère baisse de 1 % de la production russe par rapport à l’année précédente s’explique par les accords conclus dans le cadre de l’OPEP Plus, une réduction volontaire de la production.
« Cela se produit conformément à l’accord OPEP Plus, c’est-à-dire qu’il s’agit d’une réduction volontaire »,
Vladimir Poutine, président russe
Le chef de l’État russe a insisté sur la coopération continue de son pays au sein de l’OPEP Plus (Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés), soulignant l’importance d’un équilibre sur le marché pétrolier mondial, en tenant compte des intérêts tant des producteurs que des consommateurs.
« La Russie poursuit sa coopération dans le cadre de l’OPEP Plus (alliance) et, sur la base d’intérêts communs, nous et nos partenaires remplissons nos obligations pour parvenir à l’équilibre du marché pétrolier mondial. Je voudrais souligner que cela ne se limite pas aux seuls producteurs, mais inclut également les consommateurs, et que les résultats de nos efforts communs sont présents. »
Vladimir Poutine, président russe
Poutine a également dénoncé les conséquences négatives de la politique européenne de réduction de sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie. Il a affirmé que cette décision, prise sous pression politique, a entraîné une baisse de la production industrielle en Europe et une augmentation des prix de l’énergie.
« Le refus de l’Union européenne d’importer de l’énergie de Russie a entraîné un déclin de l’industrie européenne et une augmentation des prix »
Vladimir Poutine, président russe
Il a précisé que de nombreux pays européens ont renoncé à acheter des ressources énergétiques russes sous la pression politique, et qu’ils en subissent déjà les conséquences sur leurs capacités de production économique. Il a observé une diminution du volume des activités industrielles, une hausse des prix du pétrole et du gaz, et une perte de compétitivité des produits européens.
Face à ces difficultés, la Russie a réorienté ses exportations vers de nouveaux partenaires en Asie du Sud, en Asie de l’Est et en Amérique latine, via des voies qu’elle juge plus fiables. Poutine a également souligné que les sanctions occidentales ont contribué à une contraction de la production allemande, pilier de l’économie européenne.
Concernant le gaz naturel, Poutine a noté que la demande européenne a diminué par rapport à 2019, en raison du ralentissement de la production industrielle. Il a indiqué que la Russie s’efforce d’accroître son potentiel d’exportation, notamment en matière de gaz naturel liquéfié (GNL).
« La démarche de l’Union européenne a accéléré le changement d’orientation de nos approvisionnements au profit d’acheteurs plus responsables. Des pays qui réalisent leurs intérêts et agissent de manière rationnelle sur la base de ces intérêts nationaux. »
Vladimir Poutine, président russe
Les États-Unis continuent de faire pression sur leurs alliés, notamment l’Union européenne, l’Inde et le Japon, pour qu’ils réduisent leurs importations d’énergie russe.