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Leonard and Hungry Paul review – this Julia Roberts-narrated comedy is the perfect antidote to modern life | Television

Une comédie irlandaise décalée, « Leonard et Hungry Paul », explore avec tendresse l'ennui existentiel et la quête de sens d'un homme ordinaire, le tout enrobé d'une ambiance douce-amère et d'une narration inattendue assurée par Julia Roberts. Dans…

Leonard and Hungry Paul review – this Julia Roberts-narrated comedy is the perfect antidote to modern life | Television

Une comédie irlandaise décalée, « Leonard et Hungry Paul », explore avec tendresse l’ennui existentiel et la quête de sens d’un homme ordinaire, le tout enrobé d’une ambiance douce-amère et d’une narration inattendue assurée par Julia Roberts.

Dans une banlieue tranquille de Dublin, Leonard, un homme d’une trentaine d’années, se sent de plus en plus insignifiant. « Je me sens devenir plus silencieux. Plus invisible », confie-t-il, contemplant le ciel nocturne. Il aspire à briser la routine et à échapper à une existence qu’il qualifie lui-même de « mineure et inoffensive ». Son seul ami, Paul, surnommé « Hungry Paul », observe cette prise de conscience avec pragmatisme : « Il n’y a rien de mal à ça, cependant. Mieux vaut ne pas essayer de laisser une empreinte sur le monde pour finir par le défigurer. »

La série, adaptée du roman éponyme de Rónán Hession paru en 2019, se distingue par son rejet des artifices et de l’agitation de la télévision moderne. Elle célèbre l’introversion et le bonheur de vivre à l’abri des regards, tout en suivant Leonard dans sa quête d’épanouissement personnel. La récente disparition de sa mère a bouleversé son quotidien et l’incite à remettre en question ses choix de vie : célibataire, arborant une moustache défensive, il travaille comme nègre littéraire sur des encyclopédies pour enfants, sous la signature d’un collaborateur qui conclut ses courriels par un simple « ciao for now ».

Hungry Paul, son ami fidèle et tout aussi peu enclin aux mondanités, se révèle être un confident précieux, un coach de vie improvisé et un partenaire pour des soirées hebdomadales consacrées aux jeux de société. Ces rencontres sont à la fois un lieu de débat philosophique – « La piscine est-elle chaude parce que les enfants y font pipi, ou les enfants y font-ils pipi parce qu’elle est chaude ? » – et un refuge contre le monde extérieur.

L’arrivée de Shelley, une nouvelle collègue énergique et pleine d’humour, va perturber la quiétude de Leonard. Lors d’un exercice d’incendie au bureau, elle lui propose même, avec désinvolture, d’éliminer son patron odieux. Ce bouleversement marque le début d’une transformation pour Leonard.

La série, créée par Richie Conroy et Mark Hodkinson, privilégie l’atmosphère et les « vibrations », comme diraient les moins de 30 ans, à une intrigue complexe. On y croise également le père de Hungry Paul, un homme usé par la vie qui enregistre secrètement des jeux télévisés pour impressionner sa femme avec ses connaissances générales.

L’ensemble est narré par une voix qui rappelle étrangement – et c’est bien le cas – celle de Julia Roberts. Si son intervention peut sembler surprenante au premier abord, elle s’avère finalement pertinente, notamment grâce à des répliques comme : « Le problème de Leonard, c’est qu’il manque d’un ‘visage d’eureka’ ».

« Leonard et Hungry Paul » est une série attachante, qui se rapproche par son ambiance de « Les détectives du dimanche ». Elle invite à l’introspection et à la valorisation des plaisirs simples, comme passer du temps avec des amis. La série est disponible sur BBC iPlayer.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.