Publié le 18 octobre 2025 à 13h08. Des avancées récentes en science ouvrent de nouvelles perspectives, allant de la découverte de structures mégalithiques datant de l’âge du bronze à l’exploration du potentiel de calcul biologique grâce à des organoïdes cérébraux, en passant par une nouvelle théorie sur l’expansion de l’univers.
- Des chercheurs ont identifié quatre mégastructures en pierre datant de la fin de l’âge du bronze, vraisemblablement utilisées pour piéger des animaux.
- Des scientifiques ont mis au point un substrat informatique rudimentaire en connectant de minuscules organoïdes de cellules cérébrales humaines.
- Une nouvelle approche gravitationnelle pourrait expliquer l’accélération de l’expansion de l’univers sans recourir à la matière noire.
La science ne cesse de repousser les limites de notre compréhension du monde. Cette semaine, plusieurs découvertes majeures ont été annoncées, touchant à des domaines aussi variés que l’archéologie, la physique quantique, l’astronomie et les neurosciences.
En Écosse, des archéologues ont mis au jour quatre impressionnantes structures en pierre datant de la fin de l’âge du bronze. Ces constructions, dont la fonction précise reste à déterminer, semblent avoir été conçues pour canaliser et piéger des troupeaux d’animaux sauvages, témoignant ainsi des stratégies de chasse sophistiquées employées par les populations de cette époque. Plus d’informations sur cette découverte archéologique.
Dans le domaine de la physique, des chercheurs ont démontré que certaines lois fondamentales de la thermodynamique ne s’appliquent pas aux objets à l’échelle atomique lorsqu’ils sont liés par une corrélation quantique. Cette découverte remet en question notre compréhension des principes régissant l’univers à son niveau le plus fondamental. Détails sur cette avancée en physique quantique.
Parallèlement, deux étudiants en doctorat australiens ont développé une solution logicielle pour corriger les images floues produites par l’interféromètre à masquage d’ouverture du télescope spatial James Webb. Cette avancée permettra d’améliorer la qualité des observations astronomiques et d’obtenir des images plus nettes et plus précises de l’univers lointain.
Calculer avec des organoïdes cérébraux
L’une des découvertes les plus fascinantes de la semaine concerne le développement d’un substrat informatique basé sur des organoïdes de cellules cérébrales humaines. Des scientifiques de la startup suisse FinalSpark ont réussi à cultiver de minuscules organoïdes à partir de cellules souches et à les utiliser comme un ordinateur rudimentaire. En attachant des électrodes à ces organoïdes, ils ont pu accéder aux impulsions électriques qui circulent dans le réseau et produire des pics d’activité correspondant aux uns et aux zéros numériques. En savoir plus sur cette technologie de bio-informatique.
Bien que cette technologie en soit encore à ses débuts, elle ouvre des perspectives prometteuses pour l’avenir de l’informatique. Les cellules neurales sont en effet bien plus efficaces que les neurones artificiels (1 million de fois plus, selon les chercheurs), ce qui pourrait permettre de développer des ordinateurs beaucoup plus performants et moins énergivores. Un atout majeur dans un contexte où la formation de grands modèles de langage nécessite une puissance de calcul considérable.
Le plomb, un facteur d’évolution du cerveau humain ?
Une étude internationale a également suggéré que l’exposition environnementale au plomb pourrait avoir joué un rôle dans l’évolution du cerveau humain. En combinant des analyses géochimiques fossiles, des expériences sur des organoïdes cérébraux et des études de génétique évolutive, les chercheurs ont découvert que l’exposition au plomb, même à faibles doses, pourrait avoir exercé une pression sélective sur le cerveau de nos ancêtres. Découverte de l’influence du plomb sur l’évolution du cerveau.
En comparant les effets du plomb sur deux versions d’un gène impliqué dans l’expression génique, les chercheurs ont constaté que la version néandertalienne était plus sensible aux perturbations causées par le plomb que la version humaine moderne. Des analyses géochimiques ont également révélé la présence de « bandes de plomb » dans les dents de Néandertal, témoignant d’une exposition chronique à ce métal lourd. Renaud Joannes-Boyau, de l’Université Southern Cross, explique :
« Nos données montrent que l’exposition au plomb n’était pas seulement un produit de la révolution industrielle : elle faisait partie de notre paysage évolutif. Cela signifie que le cerveau de nos ancêtres s’est développé sous l’influence d’un métal toxique puissant, qui pourrait avoir façonné leur comportement social et leurs capacités cognitives au fil des millénaires. »
Une nouvelle théorie pour l’expansion de l’univers
Enfin, des chercheurs de Brême et de Roumanie ont proposé une nouvelle approche pour expliquer l’accélération de l’expansion de l’univers, sans recourir à l’hypothèse de la matière noire. En utilisant le modèle de gravité Finsler, une extension de la relativité générale, ils ont pu prédire une expansion accélérée de l’univers sans avoir besoin d’introduire un mystérieux « terme d’énergie noire ». Nouvelle approche pour expliquer l’expansion de l’univers. Reste à savoir si ce modèle se confirmera avec de nouvelles observations.
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