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L’ambassade palestinienne en Egypte déclare que le passage de Rafah sera rouvert lundi aux personnes retournant à Gaza

Publié le 18 octobre 2024 à 16h05. Des milliers de Gazaouis espèrent pouvoir rentrer chez eux, alors que les efforts se concentrent sur la réouverture du terminal de Rafah, seul point de passage vers l'Égypte non contrôlé par…

L’ambassade palestinienne en Egypte déclare que le passage de Rafah sera rouvert lundi aux personnes retournant à Gaza

Publié le 18 octobre 2024 à 16h05. Des milliers de Gazaouis espèrent pouvoir rentrer chez eux, alors que les efforts se concentrent sur la réouverture du terminal de Rafah, seul point de passage vers l’Égypte non contrôlé par Israël, tandis que le bilan des victimes continue de s’alourdir après plus d’une semaine de cessez-le-feu.

  • Un nombre important de personnes souhaitent retourner à Gaza, selon un conseiller culturel de l’ambassade.
  • Israël n’a pas encore commenté la situation du terminal de Rafah.
  • Le bilan palestinien s’élève désormais à plus de 68 000 morts, selon le ministère de la Santé de Gaza.

Le terminal de Rafah, vital pour la circulation des personnes et des biens, est fermé depuis mai 2024, date à laquelle Israël en a pris le contrôle du côté gazaoui. Sa réouverture complète permettrait aux habitants de Gaza d’accéder aux soins médicaux, de voyager à l’étranger ou de rejoindre leurs familles en Égypte, où vivent des dizaines de milliers de Palestiniens.

Naji al-Naji, conseiller culturel à l’ambassade, a déclaré à l’Associated Press :

« Le nombre de personnes inscrites pour retourner à Gaza est très important. »

Naji al-Naji, conseiller culturel à l’ambassade

Aucune précision n’a été donnée quant au nombre exact de personnes concernées.

Parallèlement, les équipes de secours continuent de fouiller les décombres de Gaza pour retrouver les corps des victimes, plus d’une semaine après le début du cessez-le-feu négocié. Le ministère de la Santé de Gaza a annoncé une augmentation du bilan des morts, qui s’élève désormais à plus de 68 000 personnes. Le ministère, qui relève du gouvernement dirigé par le Hamas, ne distingue pas les civils des combattants dans ses décomptes, mais assure tenir des registres détaillés considérés comme fiables par les agences des Nations Unies et les experts indépendants.

Israël conteste ces chiffres sans fournir de bilan propre. Les efforts pour retrouver les 18 otages restants se poursuivent, après la restitution des restes d’un dixième otage, Eliyahu Margalit, par le Hamas. Le bureau du Premier ministre israélien a confirmé que la famille de Margalit avait été informée de son décès. L’homme de 76 ans avait été enlevé lors de l’attaque du 7 octobre au kibboutz Nir Oz, et ses restes ont été retrouvés dans la ville de Khan Younis après des fouilles menées par des bulldozers.

Le Hamas a affirmé qu’il respectait les termes de l’accord de cessez-le-feu, mais que la récupération des dépouilles était entravée par l’ampleur des dégâts et la présence de munitions non explosées. Le groupe a également indiqué aux médiateurs que certains restes se trouvaient dans des zones contrôlées par les forces israéliennes.

Dans le cadre de l’accord, Israël a restitué samedi les corps de 15 autres Palestiniens à Gaza. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a remis ces corps à l’hôpital Nasser, portant le nombre total de personnes restituées par Israël à 135, selon le ministère de la Santé de Gaza.

Le Hamas a également accusé Israël de poursuivre ses attaques et de violer le cessez-le-feu, affirmant que 38 Palestiniens avaient été tués depuis le début de la trêve. Ces accusations n’ont pas été immédiatement commentées par Israël, qui conserve le contrôle d’environ la moitié de Gaza.

Vendredi, la Défense civile de Gaza, organisme dépendant du ministère de l’Intérieur dirigé par le Hamas, a déclaré que neuf personnes, dont des femmes et des enfants, avaient été tuées lorsque leur véhicule a été touché par des tirs israéliens dans la ville de Gaza. La Défense civile a précisé que le véhicule était entré dans une zone contrôlée par Israël. L’armée israélienne a déclaré avoir repéré un « véhicule suspect » s’approchant de ses troupes et avoir tiré des coups de semonce, avant d’ouvrir le feu lorsque le véhicule a continué à s’approcher, constituant une « menace imminente ». L’armée a affirmé avoir agi conformément aux termes du cessez-le-feu.

Le Hamas a appelé les médiateurs à augmenter le flux d’aide humanitaire vers Gaza, où vivent 2 millions de personnes, à accélérer l’ouverture complète du poste frontière de Rafah et à lancer la reconstruction du territoire dévasté. Le flux d’aide reste limité en raison de la fermeture continue des points de passage et des restrictions imposées par Israël aux organisations humanitaires.

Selon des données de l’ONU publiées vendredi, 339 camions ont été déchargés pour être distribués à Gaza depuis le début du cessez-le-feu. L’accord prévoit l’autorisation de l’entrée d’environ 600 camions humanitaires par jour. Le COGAT, l’organisme de défense israélien qui supervise l’aide à Gaza, a signalé que 950 camions – y compris des camions commerciaux et des livraisons bilatérales – ont traversé la frontière jeudi et 716 mercredi, a indiqué l’ONU.

Tout au long de la guerre, Israël a limité l’acheminement de l’aide à Gaza, l’interrompant parfois complètement. Les experts internationaux en sécurité alimentaire ont déclaré que la famine sévissait dans la ville de Gaza, et l’ONU a confirmé la mort de plus de 400 personnes des suites de causes liées à la malnutrition, dont plus de 100 enfants. Israël affirme laisser entrer suffisamment de nourriture et accuse le Hamas d’en détourner une grande partie, ce que l’ONU et d’autres agences humanitaires nient.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.