Home Technologie et sciencedes bénévoles rappellent que le refuge Fare Ata “n’est pas une décharge”

des bénévoles rappellent que le refuge Fare Ata “n’est pas une décharge”

by Thomas Caron

L’inquiétude grandit autour du refuge de montagne Fare Ata, situé à 1 800 mètres d’altitude sur le versant du mont Aorai. Des bénévoles de l’association Poihere Te Natura ont récemment découvert le site jonché de déchets, témoignant d’un manque de respect alarmant de la part de certains usagers.

La situation est particulièrement préoccupante sous la structure du refuge, où « des sacs poubelles déchirés, des bouteilles plastiques, des papiers gras, des couvertures de survie et toutes sortes de déchets jonchent le sol », selon les témoignages de l’association. Cette accumulation de détritus a même attiré des rats, désormais plus audacieux que jamais, souillant davantage le site.

L’incivisme ne se limite pas aux abords immédiats du refuge. Les bénévoles ont également constaté que « même les abords du captage d’eau sont souillés », une zone sensible essentielle à l’approvisionnement en eau potable. Pour les membres de Poihere Te Natura, ces images parlent d’elles-mêmes et dénoncent un manque de considération flagrant.

Construit et entretenu par des bénévoles passionnés, Fare Ata est destiné à offrir un lieu sûr et accueillant aux randonneurs. L’association rappelle un principe fondamental : « Si l’on peut monter nos affaires, on peut aussi redescendre nos déchets ». Ils s’interrogent sur la pérennité de leurs efforts si certains visiteurs continuent à adopter un comportement irresponsable.

L’appel à la conscience est direct, s’adressant aux marcheurs et à ceux qui se disent « amoureux de la nature ». Ils insistent sur le fait que le fenua – l’environnement polynésien, comprenant sentiers, vallées et forêts – mérite un traitement plus respectueux. L’association formule un impératif triple : « Redescendez vos déchets. Respectez les lieux. Montrez l’exemple. »

« Parce qu’un refuge n’est pas une décharge. Parce que la montagne n’oublie pas. Et parce que protéger le fenua, c’est d’abord changer nos gestes », concluent les bénévoles, soulignant la nécessité d’une évolution des comportements pour préserver cet espace naturel précieux.

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