Publié le 18 octobre 2024 à 22h52. La remise de nouveaux corps d’otages par le Hamas à Israël est conditionnée à l’ouverture du point de passage de Rafah, bloqué par Israël qui exige le désarmement du groupe palestinien. La situation humanitaire à Gaza se détériore, tandis que les États-Unis mettent en garde contre une possible attaque du Hamas contre des civils.
- Le Hamas a restitué les corps de deux otages supplémentaires, portant à douze le nombre total de dépouilles rendues depuis le début de la trêve.
- Israël maintient la fermeture du point de passage de Rafah, essentiel pour l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza, en attendant que le Hamas libère tous les corps d’otages.
- Les États-Unis ont alerté les garants du cessez-le-feu sur des informations crédibles concernant une attaque imminente du Hamas contre des civils palestiniens.
La situation reste extrêmement tendue alors que les négociations pour un cessez-le-feu durable piétinent. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a réaffirmé que la guerre ne prendra fin que lorsque le Hamas déposera les armes et que la bande de Gaza sera démilitarisée. Il a souligné que la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu prévoit précisément « le désarmement du Hamas et la démilitarisation de Gaza », ajoutant :
« Si cela est mené à bien – espérons-le de manière facile, mais sinon, de manière ardue – alors la guerre sera terminée. »
Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien
La fermeture du point de passage de Rafah, reliant Gaza à l’Égypte, est au cœur des tensions actuelles. Le Hamas accuse Israël de bloquer la remise des corps d’otages en maintenant cette fermeture, arguant que cela entrave la recherche et l’identification des dépouilles, nécessitant l’intervention d’experts légistes et d’équipements spécialisés. Selon le Hamas, cela entraîne des « retards importants dans la récupération et le transfert » des dépouilles.
Israël a libéré près de 2 000 prisonniers palestiniens dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu conclu il y a plus d’une semaine, et a également restitué plus d’une centaine de corps de Palestiniens aux autorités de Gaza. Cependant, Netanyahu a averti que le point de passage de Rafah ne sera pas rouvert aux livraisons d’aide tant que le Hamas n’aura pas respecté ses engagements concernant les otages. Son bureau a indiqué que le terminal de Rafah restera fermé « jusqu’à nouvel ordre », sa réouverture étant conditionnée à « la mesure dans laquelle le Hamas remplira ses obligations de restituer les otages et les corps des défunts et mettra en œuvre les conditions convenues ».
Par ailleurs, les États-Unis ont exprimé leur inquiétude face à une possible attaque du Hamas contre des civils palestiniens, alertant les puissances garantes du plan de paix à Gaza. Le Département d’État américain a fait état de « rapports crédibles » concernant une violation du cessez-le-feu en vigueur. Le Hamas a, quant à lui, rejeté à plusieurs reprises toute idée de désarmement depuis l’entrée en vigueur de la trêve, et a cherché à afficher sa force dans la bande de Gaza par la présence de combattants armés et des exécutions publiques.
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