Home NouvellesLitige successoral en Autriche : le fils a laissé son père seul pendant deux semaines – le tribunal le laisse les mains vides en matière d’héritage

Litige successoral en Autriche : le fils a laissé son père seul pendant deux semaines – le tribunal le laisse les mains vides en matière d’héritage

by Nicolas Lefèvre

Publié le 26 septembre 2025 14:15. Un fils autrichien s’est vu refuser sa part d’héritage après avoir laissé son père, atteint de démence, sans assistance pendant deux semaines. En Suisse, une telle déshéritation serait beaucoup plus difficile à mettre en œuvre en raison des règles strictes protégeant les héritiers légitimes.

  • Un père autrichien a déshérité son fils pour négligence et manque de soins.
  • Le tribunal a validé la déshéritation en raison des « souffrances mentales graves et répréhensibles » infligées au père.
  • En Suisse, les parts obligatoires rendent une déshéritation totale beaucoup plus complexe.

L’histoire, rapportée par le journal autrichien Heute, met en lumière les conséquences d’un manque de soutien envers un parent vulnérable et les implications juridiques qui en découlent.

L’homme avait initialement pris en charge son père, souffrant de démence, à son domicile. Bien que l’état de santé de son père fût relativement stable à l’époque, il nécessitait une aide régulière pour la prise de médicaments, les tâches ménagères et les courses. Le fils estimait alors que son père ne lui survivrait qu’un an.

Cependant, le père a vécu douze années de plus. Au fil du temps, la relation entre le fils et son père s’est détériorée. Des disputes ont éclaté, et le père a formulé des accusations d’agression et de harcèlement sexuel à l’encontre de son fils. Ce dernier est également soupçonné d’avoir effectué des retraits non autorisés sur le compte bancaire de son père.

L’incident déclencheur a été le départ en vacances du fils, laissant son père seul dans une résidence secondaire pendant deux semaines, sans soins et sans s’assurer qu’il prenait ses médicaments. Suite à cet abandon, le père a rompu tout contact avec son fils, a modifié son testament et l’a déshérité au profit d’une nièce, qui a ensuite repris sa garde.

Après le décès de son père, le fils a tenté de faire valoir ses droits à la part obligatoire. Sa demande a été rejetée par le tribunal, qui a estimé qu’il avait causé à son père des « souffrances mentales graves et répréhensibles », justifiant ainsi la déshéritation.

En Suisse, une déshéritation totale dans une situation similaire serait beaucoup plus difficile à obtenir. Bien que le testateur puisse librement disposer de ses biens par testament ou par contrat de succession, les parts obligatoires légales doivent impérativement être respectées. Les héritiers bénéficiaires de ces parts ne peuvent être totalement exclus que dans des cas exceptionnels, tels que la commission d’infractions graves à l’encontre du testateur.

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