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Regretting You review – sudsy Colleen Hoover adaptation is no It Ends with Us | Romance films

L’adaptation cinématographique de « Regretting You », le nouveau roman de Colleen Hoover, peine à retrouver la magie de « It Ends With Us », son précédent succès. Malgré un casting familier, le film souffre d’un manque de…

Regretting You review – sudsy Colleen Hoover adaptation is no It Ends with Us | Romance films

L’adaptation cinématographique de « Regretting You », le nouveau roman de Colleen Hoover, peine à retrouver la magie de « It Ends With Us », son précédent succès. Malgré un casting familier, le film souffre d’un manque de chimie et d’un rythme inégal, laissant présager un ralentissement pour l’engouement suscité par l’auteure à succès.

Après le triomphe inattendu de « It Ends With Us » – qui a rapporté 350 millions de dollars (environ 260 millions d’euros) pour un budget de 25 millions de dollars (environ 19 millions d’euros) – l’éditeur de Colleen Hoover mise sur une série d’adaptations de ses romans. L’écrivaine, initialement auto-publiée et propulsée sur le devant de la scène grâce à BookTok sous le pseudonyme de CoHo, avait réussi à transformer ce qui était souvent qualifié de « trauma porn » en un divertissement adulte à la fois efficace et émotionnellement pertinent. Cependant, « Regretting You », réalisé par Josh Boone (connu pour ses films pour jeunes adultes comme « Nos étoiles contraires ») et scénarisé par Susan McMartin (co-scénariste du film dérivé inspiré de Harry Styles, « After »), semble marquer un tournant.

Le film suit l’histoire de Morgan (Allison Williams) et Jenny (Willa Fitzgerald), deux sœurs, ainsi que de leurs amis d’enfance, Chris (Scott Eastwood) et Jonah (Dave Franco). L’intrigue se déroule en deux temps : en 2006, où l’on découvre leurs relations adolescentes complexes, et dix-sept ans plus tard, dans la petite ville de Davis, en Caroline du Nord. Morgan et Chris, parents d’une adolescente, Clara (McKenna Grace), sont confrontés à des tensions conjugales, tandis que Jenny et Jonah, eux, viennent d’emménager avec leur bébé.

L’un des principaux reproches adressés au film est l’absence palpable de chimie entre les acteurs. Les combinaisons amoureuses, qui se multiplient au fil de l’histoire, peinent à convaincre. Le casting, composé d’acteurs trentenaires jouant des adolescents, contribue également à un sentiment de malaise. « Il est difficile de rendre crédibles des acteurs dans la trentaine qui incarnent des lycéens, malgré tous les efforts de maquillage et d’éclairage », note un critique.

Le scénario, bien que reprenant les thèmes chers à Colleen Hoover – traumatismes, amours concurrentes, retrouvailles avec un amour de jeunesse – manque de la profondeur et de la chaleur qui avaient fait le succès de « It Ends With Us ». Le rythme est lent et hésitant, alternant entre des scènes de deuil intense – notamment après la mort soudaine du père et de la tante de Clara dans un accident de voiture – et des moments plus légers, voire sirupeux. On assiste ainsi à des scènes de tristesse poignante, comme Allison Williams détruisant la voiture de son défunt mari, suivies de montages romantiques convenus.

Le film, qui dure plus de deux heures, peine à maintenir l’attention du spectateur. Les moments de deuil sont parfois clichés (personnages assis par terre, contemplant des photos), tandis que les scènes romantiques manquent d’originalité. Même Allison Williams, habituellement brillante dans ses rôles comiques, semble un peu décalée dans le rôle d’une mère au caractère bien défini, mais peu développé.

Pourtant, le film offre quelques éclaircies. Dave Franco parvient à rendre palpable le désir de Jonah pour Morgan, et une scène où Clara propose impulsivement à son béguin, Miller (Mason Thames), de faire l’amour, suite à la découverte d’une liaison entre sa mère et Jonah, est particulièrement marquante. « La caméra se pose sur le visage de McKenna Grace, tiraillé par l’émotion, et l’on sent la rage, le chagrin et le désir qui la submergent », décrit un observateur. Mais cet instant de vérité est de courte durée, et le film retombe rapidement dans une atmosphère artificielle.

Avec « Regretting You », Colleen Hoover semble suivre le modèle de Nicholas Sparks, l’auteur de « N’oublie jamais » (The Notebook). Un premier succès inattendu, porté par des acteurs talentueux, suivi d’adaptations de moindre envergure, avec des budgets et des stars moins prestigieuses. Si « It Ends With Us » avait l’allure d’une superproduction, « Regretting You » ressemble davantage à un film destiné directement aux plateformes de streaming. L’avenir des adaptations des romans de CoHo reste donc incertain.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.