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La Cour suprême entendra le 27 octobre la requête pour outrage déposée par SCBA contre l’avocat qui a tenté de lancer une chaussure sur le juge en chef BR Gavai.

Publié le 24 octobre 2025 à 08h55. La Cour suprême indienne examinera le 27 octobre une requête pour outrage déposée par l'Association du Barreau de la Cour suprême (SCBA) suite à une tentative de lancer une chaussure sur…

La Cour suprême entendra le 27 octobre la requête pour outrage déposée par SCBA contre l’avocat qui a tenté de lancer une chaussure sur le juge en chef BR Gavai.

Publié le 24 octobre 2025 à 08h55. La Cour suprême indienne examinera le 27 octobre une requête pour outrage déposée par l’Association du Barreau de la Cour suprême (SCBA) suite à une tentative de lancer une chaussure sur le juge en chef, B.R. Gavai, soulevant un débat sur la dignité de l’institution judiciaire.

  • La Cour suprême a fixé une audience pour la requête pour outrage déposée par la SCBA contre l’avocat Rakesh Kishore.
  • L’incident s’est produit lors d’une audience le 6 octobre, où M. Kishore aurait tenté de lancer une chaussure sur le juge en chef.
  • La SCBA soutient que cet acte constitue une atteinte à la dignité de la Cour suprême et demande des sanctions.

La Cour suprême indienne se penchera sur une affaire inédite le 27 octobre : une requête pour outrage déposée par l’Association du Barreau de la Cour suprême (SCBA) contre l’avocat Rakesh Kishore. Ce dernier est accusé d’avoir tenté de lancer une chaussure sur le juge en chef de l’Inde, B.R. Gavai, lors d’une audience le 6 octobre. L’affaire, qui a provoqué une onde de choc dans la communauté juridique, sera examinée par un tribunal composé des juges Surya Kant et Joymalya Bagchi.

L’incident s’est produit en plein milieu d’une procédure judiciaire, laissant avocats et personnel de la Cour stupéfaits. Bien que la chaussure n’ait pas atteint sa cible, l’acte a été perçu comme un geste symbolique profond, portant atteinte à l’autorité de la justice. Le 16 octobre, Vikas Singh, président et avocat principal de la SCBA, a saisi la Cour, obtenant l’accord du procureur général pour engager une procédure pour outrage criminel, conformément à la loi indienne.

Le solliciteur général Tushar Mehta a fermement soutenu cette démarche, qualifiant le comportement de M. Kishore d’« attaque directe contre la dignité du tribunal ». M. Singh a souligné l’importance de ne pas ignorer de tels actes, estimant qu’ils pourraient encourager d’autres personnes à manquer de respect aux institutions judiciaires.

Cependant, la Cour suprême a adopté une approche mesurée. Le juge Surya Kant a exprimé la nécessité de considérer les conséquences plus larges d’une poursuite.

« Nous devons évaluer si la poursuite de cette affaire servira un objectif significatif. Le juge en chef lui-même ne souhaite pas prendre de mesures ; il serait peut-être préférable de laisser l’affaire se résoudre d’elle-même. »

Juge Surya Kant

Cette déclaration suggère une volonté de privilégier une approche équilibrée, axée sur la paix et la retenue.

Malgré cette prudence, M. Singh a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une simple affaire d’insulte personnelle, mais d’une question de respect envers l’institution judiciaire.

« Il s’agit d’une question de respect pour la plus haute fonction judiciaire. »

Vikas Singh, président de la SCBA

Il a également fait état de publications sur les réseaux sociaux justifiant l’acte et glorifiant l’attaque, et a demandé à la Cour d’émettre une ordonnance visant à supprimer ce type de propagande en ligne.

Après des échanges brefs mais significatifs, la Cour suprême a accepté d’inscrire la requête pour outrage à son rôle pour une audience approfondie le 27 octobre. L’issue de cette affaire pourrait définir la manière dont le pouvoir judiciaire trouvera un équilibre entre la clémence envers les individus et la préservation de son autorité et de son prestige. Tous les regards sont désormais tournés vers la Cour suprême, qui devra décider si les actions de M. Kishore constituent un outrage criminel ou si l’affaire pourra être résolue de manière pacifique.

Affaire : Association du Barreau de la Cour suprême c. Rakesh Kishore

Type d’affaire : Requête pour outrage criminel

Numéro de dossier : CONMT.PET.(Crl.) N° 1/2025

Date de l’incident : 6 octobre 2025

Pétitionnaire : Association du Barreau de la Cour Suprême (SCBA)

Prochaine audience : 27 octobre 2025.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.