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Les États-Unis mènent leur 10e frappe meurtrière contre des bateaux alors que la campagne de bombardements s’accélère | Donald Trump Actualités

Publié le 24 octobre 2025 16:30:00. Les États-Unis ont mené une dixième frappe aérienne contre un navire suspecté de trafic de drogue dans les eaux internationales des Caraïbes, faisant six morts. Cette escalade de la campagne militaire américaine,…

Les États-Unis mènent leur 10e frappe meurtrière contre des bateaux alors que la campagne de bombardements s’accélère | Donald Trump Actualités

Publié le 24 octobre 2025 16:30:00. Les États-Unis ont mené une dixième frappe aérienne contre un navire suspecté de trafic de drogue dans les eaux internationales des Caraïbes, faisant six morts. Cette escalade de la campagne militaire américaine, qui a déjà causé la mort de 43 personnes, suscite de vives inquiétudes quant au respect du droit international.

  • Les États-Unis ont frappé un navire soupçonné de trafic de stupéfiants, tuant les six personnes à bord.
  • Le nombre total de morts liés à ces opérations militaires américaines atteint désormais 43.
  • L’administration Trump justifie ces frappes en assimilant les trafiquants de drogue à des organisations terroristes, une interprétation contestée par des experts juridiques.

L’attaque, survenue vendredi, s’inscrit dans une intensification des opérations américaines contre le trafic de drogue en Amérique latine et dans les Caraïbes. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a annoncé l’opération sur les réseaux sociaux, identifiant les victimes comme des membres du gang vénézuélien Tren de Aragua. Il a précisé que le président Donald Trump avait personnellement autorisé la frappe, qui s’est déroulée en haute mer.

Selon Hegseth, les renseignements américains indiquaient que le navire était impliqué dans le trafic illégal de stupéfiants et empruntait une route connue pour ce type d’activités. Il n’a toutefois fourni aucune preuve concrète pour étayer ces allégations. Hegseth a également souligné qu’il s’agissait de la première frappe militaire américaine contre un bateau en navigation nocturne.

L’administration Trump a adopté une rhétorique de plus en plus agressive à l’égard des trafiquants de drogue, les assimilant à des groupes terroristes tels qu’Al-Qaïda.

« Si vous êtes un narcoterroriste qui fait du trafic de drogue dans notre hémisphère, nous vous traiterons comme nous traitons al-Qaïda. De jour comme de nuit, nous cartographierons vos réseaux, traquerons vos collaborateurs, vous traquerons et vous tuerons. »

Pete Hegseth, secrétaire à la Défense

Cette annonce intervient alors que le Pentagone a récemment déployé le porte-avions USS Gerald Ford, accompagné de navires de guerre et d’avions, dans le sud de la mer des Caraïbes, dans le but de « perturber le trafic de stupéfiants ».

La campagne de bombardements a débuté le 2 septembre avec une frappe qui a fait 11 morts. Depuis, plusieurs autres attaques ont eu lieu, principalement dans les Caraïbes, mais aussi, pour la première fois, dans l’océan Pacifique la semaine dernière. Une attaque du 16 octobre visant un submersible a même laissé deux survivants, une première.

Ces survivants ont été rapatriés en Équateur et en Colombie. En Équateur, l’homme rapatrié a été relâché faute de preuves permettant de l’inculper.

Les critiques comparent ces opérations à des exécutions extrajudiciaires. Des familles en Colombie et à Trinité-et-Tobago affirment que certaines des victimes étaient des pêcheurs et non des trafiquants de drogue.

L’administration Trump a commencé cette année à désigner les cartels latino-américains comme des « organisations terroristes étrangères », une classification traditionnellement réservée aux groupes armés recourant à la violence à des fins politiques ou idéologiques. Des experts juridiques estiment que cette désignation ne justifie pas à elle seule le recours à la force militaire.

Les gouvernements colombien et vénézuélien ont dénoncé ces bombardements comme des « meurtres », tandis que des experts des droits de l’homme de l’ONU les ont qualifiés de potentielles violations du droit international. Des traités tels que la Charte des Nations Unies limitent considérablement le recours à la force militaire, sauf en cas de légitime défense.

« Le droit international n’autorise pas le recours unilatéral à la force à l’étranger pour lutter contre le terrorisme ou le trafic de drogue. »

Ben Saul et d’autres spécialistes des droits de l’homme de l’ONU

Face aux questions sur la nécessité d’une autorisation du Congrès, le président Trump a affirmé qu’il n’en avait pas besoin.

« Je ne pense pas que nous allons nécessairement demander une déclaration de guerre. Je pense que nous allons simplement tuer les gens qui apportent de la drogue dans notre pays. OK ? Nous allons les tuer. Ils vont être comme morts. »

Donald Trump, président des États-Unis

Lors d’une conférence de presse avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, Trump a également affirmé que le nombre de décès par surdose aux États-Unis justifiait sa décision de lancer cette campagne militaire meurtrière. Il a affirmé que le trafic de drogue avait causé la mort de 300 000 citoyens américains au cours de l’année écoulée, ce qui, selon lui, lui conférait une « autorité légale ». Ces chiffres ne sont pas corroborés par les données gouvernementales américaines, qui font état de 73 690 décès par surdose pour la période de 12 mois se terminant en avril.

Selon les affirmations de Trump, chaque bateau bombardé sauverait 25 000 vies aux États-Unis, ce qui porterait le nombre total de vies sauvées à environ 250 000.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.