Publié le 24 octobre 2025. Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a exprimé son vif intérêt pour une rencontre avec son homologue américain Donald Trump en marge du sommet de l’ASEAN à Kuala Lumpur, tout en réaffirmant sa détermination à défendre les intérêts économiques du Brésil face aux droits de douane imposés par Washington.
- Lula da Silva se dit “totalement intéressé” par une rencontre avec Trump.
- Le Brésil conteste les droits de douane de 50 % imposés par les États-Unis sur la plupart de ses produits.
- Lula da Silva se montre ouvert à discuter de divers sujets internationaux, de Gaza à l’Ukraine.
Alors qu’une crise diplomatique inédite envenime les relations entre Brasilia et Washington, Lula da Silva a affiché sa volonté de renouer le dialogue avec les États-Unis. Le différend est né suite à la condamnation de l’ancien président brésilien Jair Bolsonaro à 27 ans et trois mois de prison, décision qui a entraîné l’imposition de droits de douane punitifs par l’administration Trump. Le président brésilien, actuellement en tournée en Asie du Sud-Est, a fait cette déclaration à Jakarta, première étape de son voyage.
« Cette réunion m’intéresse totalement. Et je suis totalement disposé à défendre les intérêts du Brésil et à montrer qu’il y a eu une erreur dans les tarifs douaniers sur le Brésil », a déclaré Lula da Silva à la presse. Il a insisté sur sa volonté de prouver, à l’aide de données chiffrées, que ces droits de douane sont injustifiés. « Je veux prouver par des chiffres que c’était une erreur », a-t-il souligné.
Les deux dirigeants participeront dimanche prochain au sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) à Kuala Lumpur. La Maison Blanche n’a pour l’instant pas confirmé la tenue d’une rencontre bilatérale entre Lula et Trump. Malgré cette incertitude, le président brésilien a affirmé qu’il n’y aurait aucun sujet tabou lors de potentielles négociations.
« Nous pouvons discuter de tout… De Gaza à l’Ukraine, en passant par la Russie, le Venezuela, les minéraux critiques, les terres rares », a-t-il précisé, soulignant son optimisme quant à la possibilité de rétablir une relation “civilisée” avec les États-Unis. « Je suis convaincu que nous pouvons avancer et revenir à une relation civilisée avec les Etats-Unis (…) Il n’y a aucune raison de continuer ainsi », a-t-il ajouté.
Interrogé sur les concessions que le Brésil pourrait être prêt à faire, Lula da Silva est resté évasif, tout en se montrant confiant quant à l’issue des discussions. « Si je ne croyais pas qu’il était possible de parvenir à un accord, je n’aurais pas cette réunion. Je ne participe jamais à une réunion où je crois qu’il n’est pas possible de réussir. Je saurai si c’est un succès seulement si j’y participe », a-t-il affirmé.
Lula da Silva, qui s’apprête à fêter son 80e anniversaire, a également confirmé jeudi à Jakarta son intention de briguer un nouveau mandat lors des élections d’octobre prochain. Il doit ensuite se rendre à Kuala Lumpur où il rencontrera samedi le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim avant de participer au sommet de l’ASEAN.
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