Publié le 26 octobre 2025 02:39:00. Des experts et acteurs du secteur agroalimentaire se sont réunis à l’UCLA pour une conférence dédiée à l’optimisation de la récupération alimentaire, un enjeu crucial pour lutter contre l’insécurité alimentaire et le gaspillage.
- La conférence « Closing the Circle 2025 : From Excess to Access » a mis en lumière la nécessité d’une collaboration accrue entre les différents maillons de la chaîne alimentaire.
- Des solutions concrètes pour encourager les agriculteurs à donner leurs surplus de production ont été proposées, notamment des incitations fiscales.
- L’utilisation des données pour cartographier l’insécurité alimentaire et cibler les actions a été présentée comme un outil essentiel.
L’Institut familial Rothman d’études alimentaires de l’UCLA, en partenariat avec le Los Angeles Food Policy Council, FoodCycle et End Hunger LA, a accueilli le 17 octobre une conférence axée sur l’amélioration des systèmes de récupération alimentaire. L’événement, intitulé « Closing the Circle 2025 : From Excess to Access », a rassemblé des professionnels de divers horizons pour échanger sur les défis et les opportunités liés à la lutte contre le gaspillage et à l’amélioration de l’accès à une alimentation saine pour tous.
Plusieurs panels et ateliers ont ponctué la journée, permettant aux participants de partager leurs expériences et de réfléchir collectivement à des solutions innovantes. Une séance matinale, intitulée « Harvesting Solutions », animée par Lisa Johnson du Département de l’Agriculture des États-Unis et Kristen Johnson de l’organisation de glanage Food Forward, a particulièrement mis en avant le rôle clé de l’agriculture dans la récupération alimentaire.
Kristen Johnson a souligné les difficultés rencontrées par les agriculteurs pour donner leurs surplus de production, en raison des coûts liés à l’emballage et au transport. Elle a suggéré que des mesures incitatives, telles que des remboursements ou des crédits d’impôt, pourraient encourager davantage de dons.
« Je pense que l’un des principaux points à retenir aujourd’hui est que nous produisons suffisamment de nourriture pour nourrir tout le monde aux États-Unis »
Kristen Johnson, Food Forward
L’événement a également mis en lumière l’importance de l’analyse de données pour mieux comprendre les enjeux de l’insécurité alimentaire. Kayla de la Haye, professeure agrégée à l’Université de Californie du Sud, a présenté son travail sur le suivi des taux d’insécurité alimentaire et a démontré l’utilité de ses « cartes des systèmes » pour identifier les facteurs locaux contribuant à ce problème.
« Ce que cette carte nous aide collectivement à comprendre, c’est qu’il n’y a pas de cause simple à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, et qu’il n’y aura pas de solution miracle. Nous devons vraiment réfléchir à la manière dont les éléments du système fonctionnent ensemble pour changer les événements que nous observons. »
Kayla de la Haye, Université de Californie du Sud
Les participants ont souligné l’importance de la collaboration et des partenariats pour relever les défis liés à la récupération alimentaire. Alba Velasquez, directrice exécutive du LA Food Policy Council, a insisté sur le potentiel du secteur agroalimentaire en termes de développement économique, de durabilité environnementale et de santé publique. Elias Jabbe, organisateur de la conférence, a quant à lui appelé à une plus grande synergie entre les acteurs du terrain.
« Le but de cette conférence est de connecter les personnes qui effectuent ce travail afin que nous ne travaillions pas en silos et que nous partagions réellement les meilleures pratiques, construisions des relations et créions des collaborations. C’est la mission. C’est la collaboration, les partenariats et les conversations. »
Elias Jabbe, UCLA
Pour les étudiants intéressés par les systèmes alimentaires, plusieurs opportunités d’engagement existent à l’UCLA, notamment par le biais de groupes de récupération alimentaire tels que Bruin Dine. Erica Lee, directrice adjointe du Rothman Family Institute for Food Studies, a encouragé les étudiants à s’impliquer et à trouver des initiatives qui leur tiennent à cœur.