Des milliers de salariés de Starbucks ont participé cette semaine à des mouvements de protestation dans plusieurs États américains, dont cinq dans le comté de San Diego, en pleine négociation d’accords collectifs. Le syndicat Starbucks Workers United réclame des améliorations significatives en matière d’effectifs, de salaires et de pratiques de travail.
Jusqu’à vendredi, des piquets de grève ont été déployés devant environ 60 magasins à travers le pays. Dans le comté de San Diego, les actions se sont concentrées sur les établissements de Vista Way et Jefferson à Oceanside, de Leucadia et I-5 à Encinitas, de Stonecrest Plaza à San Diego, de University et Richmond à San Diego, ainsi que sur Highland & 30th à National City.
Starbucks Workers United, qui représente environ 12 000 employés syndiqués, accuse l’entreprise de revenir sur ses engagements et exige une réponse aux allégations de pratiques déloyales. Le syndicat a lancé un vote d’autorisation de grève vendredi, sans toutefois fixer de date de fin. Selon les informations rapportées par CNBC, il s’agirait de la troisième grève depuis décembre dernier si elle était approuvée.
Starbucks, de son côté, minimise l’importance du mouvement, soulignant que le syndicat ne représente qu’environ 4 % de ses effectifs de baristas. Un porte-parole de l’entreprise a déclaré avoir déjà investi 500 millions de dollars (environ 457 millions d’euros) pour renforcer les équipes pendant les périodes d’affluence et s’est dit prêt à reprendre les négociations.
« Si le syndicat est prêt à revenir à la table des négociations, nous sommes prêts à discuter », a déclaré le porte-parole. « Tout accord doit refléter la réalité selon laquelle Starbucks offre déjà le meilleur emploi dans le secteur de la vente au détail, avec un salaire et des avantages sociaux moyens dépassant les 30 dollars de l’heure (environ 28 euros) pour les employés à temps partiel. »
Les négociations, qui ont déjà abouti à des dizaines d’accords de principe, sont au point mort. Chaque partie accuse l’autre de bloquer les discussions. Starbucks Workers United estime que l’entreprise n’honore pas ses promesses, tandis que le géant du café reproche au syndicat de présenter un cadre incomplet à ses représentants. L’impact de ces piquets de grève sur le fonctionnement des magasins ne devrait pas être significatif, selon les premières estimations.