Publié le 28 octobre 2025 13:12:00. L’Allemagne est confrontée à un déclin économique profond, alerte le président de l’institut Ifo, Clemens Fuest, appelant à des réformes structurelles ambitieuses pour relancer la prospérité et éviter une baisse du niveau de vie pour des millions de citoyens.
- Le président de l’Ifo met en garde contre une stagnation prolongée et un déclin de l’économie allemande.
- Il souligne une divergence inquiétante entre l’augmentation des dépenses publiques et la diminution des investissements privés.
- Clemens Fuest propose des réformes sociales et une simplification administrative pour stimuler la croissance.
L’Allemagne est en perte de vitesse économique depuis plusieurs années, une situation que Clemens Fuest, président de l’Institut Ifo de Munich, juge désormais “dramatique”. Il tire la sonnette d’alarme face à un cercle vicieux où l’augmentation des dépenses publiques ne compense pas le recul des investissements privés, essentiels à la croissance à long terme.
« L’Allemagne est en déclin économique depuis des années. La situation est désormais dramatique. Alors que les dépenses publiques continuent d’augmenter, les investissements privés diminuent. »
Clemens Fuest, président de l’Institut Ifo
Selon l’économiste, cette tendance menace directement la prospérité du pays. Une baisse des investissements privés se traduit inévitablement par un ralentissement de la croissance, une diminution des recettes fiscales et, par conséquent, une réduction des marges de manœuvre pour financer les services publics. Le niveau de vie moyen est déjà stagnant, et des millions de citoyens ressentent déjà une baisse de leur pouvoir d’achat.
Pour inverser cette tendance, Clemens Fuest appelle le gouvernement fédéral à élaborer, dans les six prochains mois, un plan de réforme global qui dépasse le cadre de l’accord de coalition actuel. Ce plan devrait être finalisé au plus tard au printemps 2026.
Parmi les propositions de l’économiste figurent des réformes sociales significatives, notamment la suppression de la pension de la mère, afin d’éviter une nouvelle augmentation des cotisations. Il plaide également pour une simplification administrative massive des entreprises, en supprimant notamment les obligations de documentation jugées inutiles concernant le CO₂, les chaînes d’approvisionnement et le salaire minimum. Selon ses estimations, ces mesures pourraient générer jusqu’à 146 milliards d’euros de prospérité supplémentaire par an.
« Ils ne font que générer des coûts mais ne font rien. »
Clemens Fuest, président de l’Institut Ifo
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