Publié le 31 octobre 2025 14:37:00. L’Indonésie, pays particulièrement exposé aux catastrophes naturelles, renforce sa stratégie de résilience en misant sur la sensibilisation de la population et le développement de systèmes d’alerte précoce. L’Agence nationale d’atténuation des catastrophes (BNPB) souligne que la préparation technique ne suffit pas face aux risques multiples qui pèsent sur l’archipel.
- Le nombre de décès et les pertes économiques liés aux catastrophes ont diminué de 93,49 % et 79,76 % respectivement entre 2021 et 2025.
- L’Indonésie figure parmi les 35 pays les plus à risque au monde en matière de catastrophes naturelles.
- La BNPB développe des programmes comme les « Villages résilients aux catastrophes » (Destana) et des systèmes d’alerte multi-risques.
Jakarta – L’Indonésie s’efforce de consolider sa résilience face aux catastrophes naturelles, un enjeu crucial dans un pays régulièrement confronté à des événements climatiques extrêmes et à une activité sismique importante. Selon l’Agence nationale d’atténuation des catastrophes (BNPB), une approche globale, combinant préparation technique, leadership et engagement communautaire, est essentielle pour minimiser les impacts de ces catastrophes.
Suharyanto, chef de la BNPB, a insisté sur le rôle déterminant de la solidarité sociale et d’un leadership fort à tous les niveaux.
« La résilience face aux catastrophes n’est pas seulement une question de préparation technique, mais aussi de leadership mental, de solidarité et de solide leadership à tous les niveaux de la société »
Suharyanto, chef de la BNPB
Il a fait cette déclaration lors d’un événement organisé par l’Institut national de résilience (Lemhanas).
L’Indonésie est géographiquement et géologiquement vulnérable, exposée à des catastrophes hydrométéorologiques (inondations, glissements de terrain, sécheresses), géologiques (tremblements de terre, éruptions volcaniques) et d’origine non naturelle. Le pays se classe parmi les 35 nations les plus à risque au monde, ce qui rend la prévention et la préparation d’autant plus cruciales.
Les efforts déployés par la BNPB portent leurs fruits. Entre 2021 et 2025, le nombre de décès et les pertes économiques causées par les catastrophes ont connu une baisse significative, respectivement de 93,49 % et 79,76 %. Ce succès est attribué à l’amélioration des stratégies de gestion des catastrophes et à une meilleure préparation des autorités et de la population.
Pour renforcer davantage la résilience nationale, la BNPB continue de développer plusieurs initiatives clés. Le programme « Villages résilients aux catastrophes » (Destana) vise à autonomiser les communautés locales. Le système d’alerte précoce multi-risques (MHEWS) permet d’anticiper les catastrophes hydrométéorologiques. Des opérations de modification du temps sont également menées pour tenter de limiter les effets de certains phénomènes climatiques.
Suharyanto a souligné l’importance d’une approche intégrée, incluant des mesures d’atténuation structurelles et non structurelles, ainsi qu’une planification spatiale tenant compte des risques de catastrophe. Il a rappelé la tragédie du tsunami d’Aceh en 2004, soulignant la nécessité d’éviter que de tels événements ne se reproduisent avec un bilan humain aussi lourd.
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