Des mots du quotidien comme la mayonnaise ou des appellations plus exotiques comme le bibimbap coréen : les Américains ont bien du mal à les prononcer correctement. Une étude récente révèle les termes qui posent le plus de difficultés aux locuteurs américains, reflétant la complexité et les irrégularités de la langue anglaise.
À retenir
- Les mots liés à la gastronomie figurent en tête de liste des termes les plus mal prononcés aux États-Unis.
- Le Qatar est le quatrième mot le plus souvent déformé à l’échelle nationale, et en tête de liste dans trois États différents.
- La difficulté à prononcer certains mots est souvent liée à un écart entre l’orthographe et la prononciation, suscitant curiosité et recherches.
Contexte
L’étude, menée par Décrypteur.com, s’est basée sur l’analyse des recherches internet concernant la prononciation correcte des mots. Les chercheurs ont examiné les données de Google Trends entre le 1er janvier et le 27 octobre, ainsi que les requêtes sur la plateforme marketing Ahrefs, en additionnant plus de 110 variantes de recherche liées à la prononciation. Les résultats mettent en évidence une grande disparité régionale, avec des mots spécifiques posant problème dans certains États.
Selon l’étude, l’anglais présente une irrégularité notable en matière de prononciation, illustrée par des exemples comme les mots « colonel » et « mercredi », dont la prononciation ne correspond pas à l’orthographe. Plus de 60 % des anglophones reconnaissent d’ailleurs avoir du mal à prononcer correctement au moins un mot courant. « L’exposition à de nouveaux mots à travers les médias, la musique, la culture pop et les plateformes sociales stimule la curiosité. Les gens recherchent souvent des prononciations s’il y a un écart entre la façon dont un mot ou un nom est orthographié et comment il sonne », a déclaré un porte-parole de Décrypteur.com.
Ce qui change
L’étude révèle des tendances régionales marquées. Par exemple, en Alabama, c’est la sauce Worcestershire qui pose problème, tandis qu’en Alaska, c’est le mot « liberté ». Dans le Connecticut, les habitants ont du mal avec la prononciation des « sfogliatelles », tandis qu’en Floride, ce sont les « staphylocoques » qui les déconcertent. Le Qatar est particulièrement problématique dans l’Utah, le Colorado et le Maine. D’autres mots et noms propres, tels que Sza, Jhostynxon Garcia, Aoife et Jhoan Duran, figurent également sur la liste des termes les plus souvent mal prononcés.
Les chercheurs soulignent que la prononciation correcte est souvent perçue comme un indicateur d’intelligence et de compétence, et que le désir de bien prononcer est motivé à la fois par la volonté d’éviter l’embarras social et par la simple curiosité. Avec plus de 40 accents régionaux différents aux États-Unis, il n’est pas surprenant que les gens cherchent à savoir comment prononcer correctement certains mots.
Chiffres clés
| État | Mot le plus mal prononcé |
|---|---|
| Alabama | Sauce Worcestershire (WUSS-ter-sheer) |
| Alaska | Liberté (SUR-sha) |
| Arizona | Aoife (EE-fah) |
| Colorado | Qatar (KAH-tar) |
| Maine | Qatar (KAH-tar) |
| Utah | Qatar (KAH-tar) |
| Floride | Staphylocoque (STAFF-uh-loh-KOK-ul) |
Sources
Décrypteur.com, étude sur les mots les plus mal prononcés aux États-Unis (données de recherche Google Trends et Ahrefs, 1er janvier – 27 octobre).
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