Home DivertissementJoburg Ballet: Communion of Light review – pointe-shoe prettiness and mad, itching murder | Ballet

Joburg Ballet: Communion of Light review – pointe-shoe prettiness and mad, itching murder | Ballet

by Antoine Girard

Le Joburg Ballet, compagnie sud-africaine éclectique, a fait sensation au Royal Opera House de Londres avec une programmation audacieuse qui oscille entre légèreté et profondeur, hommage et tragédie. Dirigée depuis 2022 par l’ancien danseur de la Rambert Dance Company, Dane Hurst, la troupe a présenté un spectacle marquant jusqu’au 2 novembre.

La soirée s’est distinguée par une diversité de styles, allant du néo-classicisme pétillant de Concerto for Charlie, chorégraphié par Veronica Paeper en 1979, à une interprétation saisissante de Salomé, l’une des dernières œuvres de la regrettée Dada Masilo, décédée en 2024 à l’âge de 39 ans.

Concerto for Charlie, initialement créé pour célébrer le parfum du même nom de Revlon (qui en était le sponsor), a séduit par son charme désuet, mais aussi par une certaine conscience de soi chez les danseurs, qui ont offert une performance soignée. Le ballet de Hurst, Resonance, a débuté sur un ton jazzy et agréable, avec des costumes élégants et une musique de saxophone, avant de prendre une tournure plus troublante, explorant les tensions raciales et l’harmonie possible de la danse collective, un contraste saisissant entre beauté et la complexité de l’histoire sud-africaine.

La soirée a également mis en lumière le talent de Jorge Pérez Martínez avec une pièce contemporaine rythmée par la guitare espagnole, où la danseuse Monike Cristina s’est particulièrement distinguée. Une autre performance notable est venue de Tumelo Lakana, dont la chorégraphie, une prière rituelle à ses ancêtres, a transcendé la tradition en intégrant des pointes dans la danse sud-africaine.

Cependant, c’est Salomé qui a véritablement captivé le public. L’énergie urgente des danseurs a donné vie à l’histoire de séduction et de pouvoir, et plus particulièrement à la séduction par son propre pouvoir. Latoya Mokoena, dans le rôle de Salomé, a offert une interprétation sensuelle et convaincante, tandis que le moment dramatique de la présentation de la tête de Jean le Baptiste sur un plateau d’argent a été décrit comme un point culminant saisissant. « Lorsque le plateau d’argent est apporté, c’est comme si un coup de feu retentissait », a souligné un spectateur.

La disparition prématurée de Dada Masilo est une perte immense pour le monde de la danse, mais son œuvre finale pour le Joburg Ballet témoigne de son génie créatif. L’avenir de la compagnie, désormais dirigée par Dane Hurst, s’annonce prometteur, et il sera fascinant de voir comment il continuera à faire évoluer cette troupe sud-africaine.

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