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Reims – Enseignement – Effondrement, covid, fouilles archéologiques… Le chantier sans fin du collège Université de Reims touche au but

by Nicolas Lefèvre

Après plus de sept ans de travaux et une succession d’imprévus, le collège Université de Reims a enfin été inauguré ce lundi. Ce chantier de rénovation d’envergure, débuté en 2016, a coûté 35 millions d’euros et a transformé l’établissement historique pour accueillir ses près de 700 élèves dans des conditions optimales.

L’achèvement de ce projet a été salué par Jean-Marc Roze, le président actuel du conseil départemental de la Marne, en présence de René-Paul Savary, l’ancien président qui avait lancé l’initiative en 2016. « Il aura fallu beaucoup de patience, mais ça aura valu le coup… et le coût », a déclaré Jean-Marc Roze, soulignant les défis rencontrés tout au long du chantier.

La réhabilitation du collège s’est étendue sur 12 000 m² de surface, répartis dans six bâtiments, et a été menée en cinq phases. Si la plupart des travaux sont désormais terminés, la rénovation du gymnase devrait être achevée prochainement.

Le chantier a été marqué par une série d’obstacles inattendus. Un effondrement de cavité sous la rue de Contrai en 2016 a retardé le démarrage des travaux. Par la suite, il a été nécessaire de renforcer la structure du bâtiment central, une modification non prévue initialement. La crise sanitaire de la Covid-19 a également interrompu le chantier, et la découverte de vestiges de l’ancien rempart de Reims au printemps 2021 a nécessité des fouilles archéologiques et la mise en place de fondations spéciales.

« C’est un établissement hors du commun, ç’a été aussi un chantier hors du commun », a confié un proche du dossier. Najat Elomri, la conseillère principale d’éducation (CPE), témoigne des difficultés rencontrées : « On a trouvé le temps long ». Pendant les travaux, les élèves et le personnel ont dû s’adapter à des changements constants, se déplaçant de bâtiment en bâtiment, et utilisant même des préfabriqués. La cour de récréation a été réduite pour accueillir une cantine provisoire pour les 500 demi-pensionnaires.

« Il a fallu faire preuve de patience et d’adaptabilité, mais le collège en avait vraiment besoin, tant en matière de sécurité que de confort », s’est réjouie Najat Elomri. Astrid Legrand, la principale du collège, a souligné l’importance de l’histoire de l’établissement, « riche de huit siècles d’histoire », et son nouveau potentiel pour les cinquante prochaines années.

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