Publié le 3 novembre 2025 à 19h59. Après une semaine diplomatique intense marquée par le sommet de l’APEC à Gyeongju et des rencontres avec les dirigeants américain, chinois et japonais, le président Lee Jae-myung s’attache désormais à concrétiser les avancées obtenues et à consolider les partenariats stratégiques de la Corée du Sud.
- La conclusion imminente d’un accord commercial avec les États-Unis, scellé par un protocole d’accord (MOU) et une fiche d’information commune, est au cœur des priorités du gouvernement.
- Des négociations sont en cours pour obtenir des concessions de la Chine concernant les sanctions imposées à des filiales de Hanwha Ocean et la levée des restrictions culturelles (« Hallyu ban »).
- La relance de la diplomatie de navette avec le Japon, après une première rencontre entre le président Lee et la nouvelle Première ministre Sanae Takaichi, est également à l’ordre du jour.
Le président Lee Jae-myung a consacré sa première journée de travail après la « Super semaine de la diplomatie au sommet » à un examen approfondi des résultats de la semaine de l’APEC et de l’état d’avancement des différentes négociations. Il a reçu un rapport détaillé de son équipe et a esquissé les prochaines étapes stratégiques.
L’un des dossiers les plus urgents concerne l’accord commercial avec les États-Unis. Le gouvernement prévoit de publier conjointement un protocole d’accord et une fiche d’information commune d’ici la fin de la semaine. Le directeur de la politique présidentielle, Kim Yong-beom, a déclaré le 31 octobre dernier que ces documents étaient « presque finalisés ».
Un point particulièrement surveillé est la formulation relative aux droits de douane sur les semi-conducteurs, qui doit garantir que la Corée du Sud ne soit pas désavantagée par rapport à Taïwan. Le gouvernement espère également que l’annonce de l’accord permettra de résoudre les questions litigieuses soulevées lors des discussions, notamment en ce qui concerne une éventuelle ouverture accrue du marché agricole.
Parallèlement, une fiche d’information sur les négociations en matière de sécurité devrait être publiée dans les mêmes délais. Elle pourrait inclure des discussions sur la révision de l’accord sur l’énergie nucléaire et des mesures de « modernisation de l’alliance » avec les États-Unis, telles qu’une augmentation des dépenses de défense ou une plus grande flexibilité stratégique pour les forces américaines stationnées en Corée du Sud.
L’acceptation par le président américain Donald Trump de la demande coréenne concernant la fourniture de combustible pour sous-marins à propulsion nucléaire pourrait également figurer dans la fiche d’information, compte tenu de l’engagement direct du président Trump.
Sur le front sino-coréen, le gouvernement entend poursuivre les négociations discrètes pour obtenir un assouplissement des sanctions chinoises à l’encontre des filiales de Hanwha Ocean et la levée de l’interdiction informelle des contenus culturels coréens en Chine, le « Hallyu ban ». Le consensus établi entre le président Lee et le président chinois Xi Jinping sur la coopération économique et culturelle offre une base encourageante pour ces discussions.
Enfin, après une première rencontre avec la nouvelle Première ministre japonaise Sanae Takaichi, le gouvernement coréen s’attend à ce que des négociations de fond soient engagées pour rétablir la diplomatie de navette entre les deux pays.