Publié le 24 septembre 2023 10h30. Cinquante-deux ressortissants géorgiens, dont sept enfants, ont été expulsés d’Irlande hier soir. Cette opération s’inscrit dans une politique de renforcement des expulsions de personnes ayant vu leur demande d’asile rejetée.
- Un vol charter a transporté 52 personnes vers Tbilissi, en Géorgie.
- C’est la sixième expulsion collective organisée par l’Irlande cette année.
- Plus de 3 870 arrêtés d’expulsion ont été signés depuis le début de l’année.
Un vol charter en provenance de Dublin a atterri à Tbilissi à 2h30, heure irlandaise, ce matin, transportant 45 adultes (35 hommes et 10 femmes) et sept enfants. Tous les enfants expulsés faisaient partie de familles.
Cette expulsion est la sixième du genre en 2023, portant à 205 le nombre total de personnes renvoyées en Géorgie par vols charters cette année. 146 autres personnes ont été expulsées via des vols commerciaux. Le ministre de la Justice, Jim O’Callaghan, a confirmé que ces opérations se poursuivront.
« Je voudrais réitérer que si la demande de protection internationale d’une personne est refusée et qu’elle reçoit l’ordre de quitter l’État, elle doit le faire. Si elle choisit de ne pas partir volontairement, elle sera contrainte de partir », a déclaré le ministre O’Callaghan.
Selon le ministère de la Justice, plus de 3 870 arrêtés d’expulsion ont été signés cette année, ce qui laisse présager un nombre record de personnes expulsées, par vols charters et commerciaux, sur une période de plus de 20 ans. Le ministre a toutefois souligné que la majorité des Géorgiens résidant en Irlande le font légalement et contribuent positivement à l’économie et à la société irlandaise.
« Je voudrais souligner que la majorité des Géorgiens résidant en Irlande le font légalement, étant entrés dans l’État par les différentes voies légales disponibles. Ils sont les bienvenus et contribuent énormément à notre économie et à notre société », a-t-il ajouté.
Lors du vol, les personnes expulsées étaient accompagnées par des membres des gardaí (la police irlandaise), du personnel médical, un interprète et un observateur des droits humains, afin de garantir le respect des procédures et le bien-être des passagers.