Publié le 4 novembre 2024 13h34. Le secteur financier suisse continue de dominer les classements salariaux, avec des perspectives de revenus particulièrement élevés pour les banquiers privés, tandis que la stagnation salariale prévaut dans la plupart des autres secteurs.
- Le secteur financier suisse offre les salaires les plus élevés, surpassant même les rémunérations des directeurs généraux.
- Un directeur de banque privée pourrait percevoir jusqu’à 500 000 francs suisses (environ 515 000 euros) d’ici 2026.
- La demande de professionnels qualifiés dans le domaine du capital-investissement est en forte croissance.
En cette fin d’année, période traditionnellement dédiée aux évaluations annuelles et aux négociations salariales, les écarts de rémunération entre les secteurs sont particulièrement marqués. Si de nombreux employés espèrent une revalorisation, les salaires dans le secteur bancaire restent hors de portée pour la plupart.
Selon une étude récente du cabinet de conseil en ressources humaines Michael Page, le secteur financier suisse se positionne toujours en tête en matière de rémunération des cadres. Les perspectives sont particulièrement favorables pour les responsables de banque privée, qui pourraient atteindre un salaire annuel de 500 000 francs suisses d’ici 2026.
Cette dynamique est alimentée par une demande croissante, notamment dans le secteur du capital-investissement. Ces entreprises investissent dans des sociétés non cotées en bourse, cherchant à identifier des opportunités de croissance et de redressement, souvent en mettant en œuvre des mesures de restructuration.
Le marché suisse du capital-investissement, en particulier dans le secteur des infrastructures, connaît une expansion rapide, stimulée par une forte demande d’actifs dans le domaine de l’énergie.
Les salaires stagnent dans la majorité des secteurs
Cependant, cette prospérité ne se généralise pas. Les salaires des cadres dans la plupart des autres secteurs restent stables, voire stagnent. Une analyse de plus de 20 000 entretiens d’embauche révèle également une baisse des attentes salariales des candidats : seulement 59 % d’entre eux espèrent obtenir une augmentation, contre 74 % en début d’année.
L’année dernière, 63 % des employés suisses n’ont pas réussi à négocier une augmentation de salaire. Malgré ces difficultés, une enquête menée auprès de 972 professionnels qualifiés montre que 60 % des salariés suisses se déclarent satisfaits de leur rémunération actuelle, tandis que seulement 9 % expriment une forte insatisfaction.
Un autre constat important est l’importance croissante des contrats temporaires et des missions d’intérim. Plus de la moitié de ces engagements débouchent finalement sur des contrats à durée indéterminée, ce qui témoigne, selon les experts, d’une prudence accrue dans les décisions de recrutement.
Que pensez-vous du nouveau design ?
Nouveau design, nouveau logo et nouvelles fonctionnalités : nous avons entièrement revu l’application 20 minutes et le site Internet. Réussi ? Veuillez nous faire part de votre opinion honnête ici. Vos commentaires nous aideront à améliorer encore 20 minutes.
À lire aussi

