Publié le 4 novembre 2025 à 17h47. Un influenceur péruvien, connu pour son train de vie luxueux et ses conseils financiers en ligne, fait l’objet d’une enquête pour fraude après avoir collecté plus de 1,5 million de soles (environ 375 000 euros) auprès de plus de 160 investisseurs, promettant des rendements mensuels élevés.
- Christian Vanger, de son vrai nom Cristian Villanueva, est accusé d’avoir mis en place un système frauduleux via sa plateforme « Vanger Haus ».
- Les investisseurs auraient signé des contrats de confidentialité les empêchant de divulguer les détails de leurs investissements.
- L’influenceur nie les accusations et affirme être victime d’une campagne de dénigrement, mais des informations suggèrent qu’il a quitté le Pérou.
L’affaire secoue le Pérou et soulève des questions sur la régulation des influenceurs financiers et la protection des investisseurs. Christian Vanger, connu sur TikTok pour son style de vie ostentatoire et ses conseils en matière d’investissement, est désormais au centre d’une enquête pour fraude massive. Il est accusé d’avoir collecté plus de 1,5 million de soles péruviennes (environ 375 000 euros) auprès de plus de 160 personnes via sa plateforme « Vanger Haus ».
Selon les plaintes déposées, Vanger promettait des rendements mensuels allant de 5 % à 10 %, des taux considérablement supérieurs à ceux proposés par les institutions financières traditionnelles. Pour garantir la discrétion, les investisseurs étaient tenus de signer des contrats incluant des clauses de confidentialité strictes, assorties de pénalités financières pouvant atteindre 15 000 dollars américains en cas de divulgation d’informations. Cette condition, selon les plaignants, visait à dissuader les victimes de partager leurs expériences et de signaler les irrégularités.
La Superintendencia de Bancos, Seguros y AFP (SBS), l’organisme de surveillance financière péruvien, a confirmé que l’entreprise de Vanger n’était pas autorisée à collecter des fonds auprès du public. Cette information a conduit à l’inscription de « Vanger Haus » sur la liste officielle des entités informelles, signalant un risque élevé pour les investisseurs.
Face à la pression judiciaire, Christian Vanger a brisé le silence en publiant plusieurs vidéos sur ses réseaux sociaux. Il a nié les accusations de fraude, affirmant être victime d’une campagne de dénigrement orchestrée par des personnes mal intentionnées. Il a reconnu avoir des dettes envers certains investisseurs, mais a insisté sur son intention de les rembourser.
« Je n’ai arnaqué personne. J’avoue qu’il y a des engagements financiers que j’essaie de résoudre, mais je n’ai trompé personne »,
Christian Vanger, influenceur
Cependant, des informations révélées par les autorités migratoires contredisent les affirmations de Vanger. Selon ces données, il aurait quitté le Pérou le 4 octobre 2025 et n’est pas revenu à ce jour. Cette découverte a alimenté les soupçons d’une possible fuite pour échapper à la justice.
L’affaire a suscité un débat national sur l’influence des personnalités numériques dans le domaine financier et sur la vulnérabilité des internautes face aux promesses de gains rapides. Le Bureau du Procureur pour les délits économiques a ouvert une enquête préliminaire et analyse actuellement les documents fournis par les plaignants afin de déterminer l’étendue de la fraude et d’identifier les responsabilités pénales.
Les victimes décrivent un schéma similaire : elles ont investi des sommes allant de 1 000 à 50 000 soles péruviennes, séduites par l’image de réussite affichée par Vanger sur les réseaux sociaux et par ses promesses de rendements élevés. Elles craignent désormais de ne jamais récupérer leur argent.
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