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L’interdiction du foulard pour les enseignants reste en vigueur dans le canton de Berne

Publié le 5 novembre 2025 à 10h04. Le gouvernement bernois confirme son intransigeance sur la laïcité à l'école, refusant de revoir l'interdiction du port de signes religieux pour les enseignants, malgré les difficultés de recrutement. Le canton de…

L’interdiction du foulard pour les enseignants reste en vigueur dans le canton de Berne

Publié le 5 novembre 2025 à 10h04. Le gouvernement bernois confirme son intransigeance sur la laïcité à l’école, refusant de revoir l’interdiction du port de signes religieux pour les enseignants, malgré les difficultés de recrutement.

  • Le canton de Berne maintient l’interdiction du port du foulard pour les enseignantes.
  • Des élus socialistes avaient proposé un réexamen de cette interdiction face à la pénurie d’enseignants.
  • Le Conseil d’État privilégie la neutralité de l’école publique à la liberté de conviction individuelle.

Le gouvernement bernois ne cèdera pas à la pression et maintient sa position : les enseignants des écoles primaires ne pourront pas porter de signes religieux visibles en classe. Cette décision ferme met fin aux espoirs de ceux qui plaidaient pour un assouplissement, notamment concernant le port du foulard.

Samira Martini et Valentina Achermann, conseillères d’État socialistes, avaient interpellé le Conseil d’État sur la pertinence de cette interdiction, soulignant le contexte actuel de pénurie aiguë d’enseignants. Elles estimaient qu’il était aberrant de priver potentiellement des candidates qualifiées d’un emploi en raison de leurs convictions religieuses, surtout si leur travail était satisfaisant et qu’aucune plainte n’était émise par les parents ou les élèves.

Selon leur proposition, les femmes portant le foulard se verraient soit refuser un emploi, soit contraintes de quitter leur poste, même si elles possédaient toutes les compétences requises.

La neutralité avant la liberté de conviction

Dans sa réponse, le Conseil d’État a clairement affirmé que la neutralité confessionnelle des écoles publiques primait sur la liberté religieuse personnelle. Cette position implique que tous les signes religieux visibles, qu’il s’agisse de croix chrétiennes, de kippas juives ou de foulards, sont interdits aux enseignants en classe.

Le gouvernement bernois justifie cette interdiction en la considérant comme conforme à la Constitution cantonale, à la loi sur l’école primaire et à la jurisprudence du Tribunal fédéral. Il rejette ainsi toute accusation de discrimination.

Anina Schutz

Anina Schutz est journaliste chez 20 minutes depuis 2025. Elle est actuellement en stage au sein de la rédaction bernoise.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.