Publié le 6 novembre 2025 à 18h17. Aer Lingus surveille de près l’impact potentiel de la paralysie gouvernementale américaine sur ses liaisons transatlantiques, alors que la compagnie aérienne tente également de résoudre un conflit salarial avec son personnel de cabine basé à Manchester.
- La Federal Aviation Administration (FAA), l’agence américaine de régulation aérienne, envisage de réduire le trafic aérien de 10 % dans les 40 aéroports les plus fréquentés des États-Unis en raison de la fermeture du gouvernement.
- Aer Lingus attend des précisions pour savoir si les compagnies aériennes et les vols internationaux seront exemptés de ces restrictions.
- Environ 130 membres d’équipage de cabine d’Aer Lingus UK se préparent à reprendre le travail ce dimanche après une grève de quatre jours pour obtenir des augmentations de salaire.
La compagnie aérienne irlandaise Aer Lingus est dans l’attente de clarifications concernant les conséquences de la fermeture du gouvernement fédéral américain sur ses opérations. La FAA prévoit de diminuer le nombre de vols de 10 % dans les principaux aéroports du pays à partir du 7 novembre, une mesure justifiée par les difficultés de contrôle du trafic aérien liées à ce blocage politique. Aer Lingus a indiqué pour l’heure que ses vols transatlantiques n’avaient pas subi de perturbations majeures.
Selon les estimations de Cirium, un spécialiste des données aéronautiques, une réduction de 10 % du trafic aérien pourrait entraîner l’annulation d’environ 1 800 vols par jour. Le secrétaire américain aux Transports, Sean Duffy, a souligné que la sécurité restait la priorité absolue de l’administration. Aer Lingus dessert plusieurs grandes villes américaines au départ de la République d’Irlande, notamment New York et Boston, ces destinations représentant une part importante de son activité.
Parallèlement à cette incertitude concernant les États-Unis, Aer Lingus est confrontée à un mouvement social au Royaume-Uni. Le personnel de cabine basé à l’aéroport de Manchester a mené une grève de quatre jours le week-end dernier pour réclamer des augmentations de salaire. Une nouvelle réunion est prévue entre la direction de la compagnie et les représentants du syndicat Unite, avec l’aide du service ACAS (Advisory, Conciliation and Arbitration Service) du Royaume-Uni.
Les deux parties sont restées en contact depuis la fin de la grève et attendent une date de la part d’ACAS, qui avait déjà supervisé des discussions antérieures. Unite a annoncé la programmation de trois autres grèves, les 9, 10 et 11 novembre, ainsi que les 14 et 16 à 18 novembre. Aucune des parties n’a pour l’instant précisé si ces actions seraient maintenues à la lumière de la reprise des négociations.
La grève a déjà causé des perturbations pour près de 8 000 passagers. Aer Lingus a probablement rebooké des voyageurs sur des vols alternatifs, soit sur ses propres services, soit avec d’autres compagnies aériennes, après avoir été informée des arrêts de travail par Unite la semaine dernière.
Le personnel de cabine avait voté la grève après avoir rejeté une proposition de la direction prévoyant une augmentation de salaire de 12 % et une majoration de 15 dollars américains (environ 12,90 euros) de l’indemnité de nuit, portant celle-ci à 130 dollars. Selon Unite, même avec cet accord, le salaire de base et l’indemnité de nuit du personnel de cabine basé à Manchester resteraient inférieurs à ceux de leurs collègues irlandais.
Les syndicats dénoncent les difficultés financières rencontrées par les membres d’équipage d’Aer Lingus à Manchester, qui peinent à payer leur loyer et sont contraints d’exercer un second emploi pour subvenir à leurs besoins. La compagnie aérienne, quant à elle, affirme proposer des salaires conformes aux standards du marché.
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