Le chef d’état-major de la police nationale des Vosges a été suspendu de ses fonctions après avoir montré des photos de cadavres à des stagiaires mineures. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête pour tentative de corruption de mineurs
, comme l’a confirmé le parquet d’Épinal le 3 août 2026.
L’officier de police, qui dirigeait l’état-major départemental, est désormais visé par une procédure judiciaire. Les faits se seraient déroulés lors d’un stage au sein d’un commissariat à Épinal, où le policier aurait présenté des clichés issus d’enquêtes judiciaires à des lycéennes âgées d’environ 15 ans.
L’enquête de l’IGPN et la saisie du matériel informatique
Le procureur de la République, Frédéric Nahon, a officialisé l’ouverture d’une enquête préliminaire confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), le service chargé du contrôle interne des forces de l’ordre. Le procureur a précisé que les investigations sont en cours et qu’elles font suite à la saisie du matériel informatique du mis en cause.
Secret de l’enquête et atteinte à la dignité humaine
Au-delà du choc provoqué chez les stagiaires, la diffusion de ces images pose un problème légal majeur. Le commissaire général Antoine Bonillo, directeur départemental de la police nationale, a souligné que ces photos relèvent du secret de l’enquête.
Ce comportement est qualifié d’infraction pénale. L’officier risque des sanctions lourdes pour avoir transgressé ces règles de déontologie et de légalité dans le cadre de l’accueil de mineurs en milieu professionnel.
Risques pénaux : trois ans de prison et 75 000 euros d’amende
La qualification retenue, la tentative de corruption de mineurs
, expose le chef d’état-major à des peines significatives.
- Trois ans d’emprisonnement.
- 75 000 euros d’amende.
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