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La Cour suprême rétablit l’interdiction administrative de Trump sur l’identification des passeports transgenres et non binaires

La Cour suprême des États-Unis a rétabli jeudi une politique controversée de l'administration Trump, interdisant aux citoyens américains de faire figurer sur leur passeport le genre avec lequel ils s'identifient, et non celui qui leur a été assigné…

La Cour suprême rétablit l’interdiction administrative de Trump sur l’identification des passeports transgenres et non binaires

La Cour suprême des États-Unis a rétabli jeudi une politique controversée de l’administration Trump, interdisant aux citoyens américains de faire figurer sur leur passeport le genre avec lequel ils s’identifient, et non celui qui leur a été assigné à la naissance. Cette décision intervient après qu’un tribunal inférieur avait bloqué cette mesure.

L’interdiction initiale, décrétée par l’ancien président Donald Trump, exigeait que le sexe indiqué sur les passeports corresponde à celui figurant sur l’acte de naissance. La Cour suprême a suspendu la décision du tribunal inférieur, estimant que l’administration Trump avait de bonnes chances de gagner sur le fond et que le blocage imposé par le tribunal inférieur causait un préjudice irréparable au gouvernement.

Dans un communiqué laconique, la majorité des juges a justifié sa décision en affirmant que l’indication du sexe à la naissance sur les passeports ne porte pas atteinte aux principes d’égalité plus qu’indiquer le pays de naissance. « Dans les deux cas, le gouvernement se contente de constater un fait historique sans imposer de traitement différencié à quiconque », ont-ils écrit.

La juge Ketanji Brown Jackson s’est cependant élevée contre cette logique, soulignant le préjudice évident que cette politique infligerait aux personnes transgenres et non binaires. Elle a estimé que l’argument selon lequel le blocage de cette politique nuirait au gouvernement était peu convaincant.

« Le gouvernement cherche à appliquer immédiatement une nouvelle politique dont la légalité est douteuse, mais il n’offre aucune preuve qu’il subira un quelconque préjudice s’il lui est temporairement interdit de le faire, tandis que les plaignants subiront un préjudice concret et imminent si la politique entre en vigueur », a-t-elle écrit dans son opinion dissidente. « Une fois de plus, ce tribunal ouvre la voie à l’imposition immédiate d’un préjudice sans justification adéquate, voire aucune. »

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.