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Le président Lee Jae-myung, au lieu de « faire taire » les chercheurs scientifiques et technologiques, apporte un soutien massif avec un budget inimaginable

Le président Lee Jae-myung a annoncé une augmentation massive des investissements dans la recherche et le développement (R&D) scientifique et technologique, marquant un revirement par rapport aux coupes budgétaires de l'administration précédente. Cette initiative, présentée le 7 septembre…

Le président Lee Jae-myung, au lieu de « faire taire » les chercheurs scientifiques et technologiques, apporte un soutien massif avec un budget inimaginable

Le président Lee Jae-myung a annoncé une augmentation massive des investissements dans la recherche et le développement (R&D) scientifique et technologique, marquant un revirement par rapport aux coupes budgétaires de l’administration précédente. Cette initiative, présentée le 7 septembre à Daejeon, vise à replacer la Corée du Sud au premier plan de l’innovation et à encourager une culture de la prise de risque dans le domaine scientifique.

Lors d’une présentation publique au Musée national des sciences de Daejeon, le président Lee a détaillé un budget de R&D de 35 400 milliards de wons (environ 26,5 milliards d’euros) pour l’année prochaine, soit une hausse de 19,3 % par rapport à l’exercice précédent. Il s’agit de l’augmentation la plus importante jamais enregistrée dans ce domaine, selon l’exécutif.

« Récemment, la République de Corée est devenue un pays avancé dans de nombreux domaines, y compris la culture, grâce à l’investissement dans l’éducation », a souligné le président Lee. Il a rappelé les sacrifices consentis par les générations précédentes pour assurer l’accès à l’éducation à leurs enfants, estimant que cette démarche avait été déterminante dans le développement du pays. « Historiquement, les nations qui ont valorisé la science ont prospéré, tandis que celles qui l’ont négligée ont décliné », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité d’investir massivement dans la R&D pour assurer l’avenir.

Au-delà de l’augmentation des fonds, le gouvernement s’engage à créer un environnement plus favorable à la recherche, notamment en instaurant une « liberté et un droit à l’échec ». Le président Lee a critiqué le taux de réussite élevé affiché par les projets de R&D en Corée, qu’il juge « absurde ». « Nous devons encourager la recherche audacieuse, même si elle comporte un risque d’échec », a-t-il déclaré. « La véritable innovation naît de la prise de risque et de la capacité à apprendre de ses erreurs. »

Lors d’un échange avec des scientifiques et des ingénieurs, le président Lee a également abordé la question de la rémunération des chercheurs. « Il devient difficile de réussir en exploitant les travailleurs », a-t-il observé, plaidant pour une société qui récompense davantage les réalisations scientifiques. Il a annoncé l’étude de mesures visant à faciliter l’accès aux équipements et aux infrastructures publiques pour les chercheurs indépendants, ainsi que des incitations pour ceux qui ont connu des échecs.

Le président Lee a également évoqué la nécessité de réformer le système d’évaluation de la R&D afin de lutter contre la corruption. Il a proposé d’alourdir les sanctions en cas d’abus, suggérant des pénalités 20 à 30 fois supérieures aux montants actuels. « Il faut agir avec fermeté pour garantir l’intégrité du processus », a-t-il insisté. Il a également ouvert la voie à une possible révision de la loi sur l’impôt sur le revenu concernant la taxation des rémunérations liées aux inventions des salariés, évoquant la possibilité d’exonérer ces revenus d’impôts ou d’augmenter le montant des indemnités.

L’événement a également été l’occasion de revenir sur le cas d’un étudiant du KAIST (Institut supérieur coréen des sciences et technologies) exclu de la cérémonie de remise des diplômes sous l’administration précédente pour avoir protesté contre les coupes budgétaires en matière de R&D. « Je pensais rencontrer cet étudiant s’il était présent aujourd’hui », a déclaré le président Lee, exprimant son indignation face à cette situation.

Enfin, le président Lee a révélé son propre rêve d’avoir pu devenir chercheur en sciences et technologies. « Si mes parents avaient eu les moyens de me soutenir et que j’avais pu suivre une formation normale, j’aurais probablement été chercheur, peut-être en microbiologie ou en physique nucléaire », a-t-il confié.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.