Bruxelles pourrait assouplir sa législation sur l’intelligence artificielle (IA) face aux inquiétudes croissantes des entreprises technologiques et de plusieurs États membres. La Commission européenne envisage d’ajuster la loi sur l’IA, adoptée l’année dernière, afin d’alléger le fardeau réglementaire pesant sur le secteur.
Le porte-parole numérique de la Commission européenne, Thomas Regniera, a confirmé que l’exécutif européen prend en compte les préoccupations exprimées. « Nous écoutons les préoccupations de l’industrie et de nos États membres », a-t-il déclaré aux journalistes.
Un ensemble de mesures plus large, visant à simplifier la législation numérique et à réduire la bureaucratie, devrait être présenté le 19 novembre. Selon Regniera, ce paquet législatif « serait le cadre approprié pour répondre à certaines de ces préoccupations ». À ce stade, aucune décision définitive n’a été prise, mais des discussions sont en cours.
Les ajustements envisagés pourraient notamment inclure un allongement des délais de mise en œuvre, permettant aux entreprises de disposer de plus de temps pour se conformer aux nouvelles réglementations. Henné Virkkunen, responsable du numérique à la Commission, avait déjà suggéré plus tôt cette année qu’une certaine flexibilité pourrait être nécessaire pour faciliter l’adaptation des entreprises.
Interrogé sur les pressions exercées par les États-Unis, où les géants de la technologie et l’administration précédente ont plaidé pour une réglementation moins stricte de l’IA en Europe, Regniera a réaffirmé la détermination de l’UE à faire respecter ses propres règles. « Nous soutenons totalement la loi sur l’IA et aucune pression de quelque source que ce soit ne nous affectera », a-t-il insisté.
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