La Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle (WAIC), tenue à Shanghai du 17 au 20 juillet 2026, a dévoilé une nouvelle génération de smartphones pilotés par agents IA et des modèles de langage ouverts, comme le Kimi K3 de Moonshot AI, visant à concurrencer les offres payantes américaines d’OpenAI et Anthropic.
L’industrie technologique chinoise a transformé l’édition 2026 de la WAIC en une vitrine de sa capacité à démocratiser l’intelligence artificielle. Loin des laboratoires fermés, Pékin a misé sur l’accessibilité et les produits de consommation courante pour contester l’hégémonie des États-Unis. Le salon a notamment mis en avant des appareils capables d’exécuter des tâches complexes sans intervention humaine directe, marquant un passage du smartphone « outil » au smartphone « agent ».
Le StepX Neo et l’avènement des smartphones natifs IA
La rupture technologique majeure du salon réside dans l’émergence d’appareils conçus nativement autour d’agents d’IA. La start-up StepFun a présenté le STEPX Neo. Ce modèle est décrit par le président de l’entreprise, Yin Qi, comme capable de prendre en charge en un seul endroit l’ensemble des besoins du quotidien, comme la réservation de voyages ou les achats courants, grâce à des partenariats avec des plateformes comme Alipay et Didi.
L’objectif affiché par les constructeurs chinois est de supprimer la friction entre l’intention de l’utilisateur et l’action. Ces nouveaux appareils permettent de commander un repas ou de comparer des prix sans avoir à ouvrir manuellement les applications correspondantes. Dans cette course, Nubia a également exposé le NaviX Ultra, un modèle intégrant Doubao, l’assistant conversationnel développé par ByteDance, la maison mère de TikTok.
Kimi K3 : l’alternative ouverte face aux abonnements américains
Sur le plan logiciel, la start-up Moonshot AI a lancé ce week-end le modèle Kimi K3. Ce modèle, axé sur le codage et l’agentique, se distingue par son architecture ouverte, permettant une étude publique de son fonctionnement. Moonshot AI positionne Kimi K3 comme une alternative à faible coût face aux modèles d’OpenAI et d’Anthropic, dont les offres d’abonnements sont jugées onéreuses.
L’enjeu pour la Chine est ici double : prouver sa supériorité technique sur des segments spécifiques comme le code et réduire la dépendance des utilisateurs aux écosystèmes propriétaires américains. La stratégie repose sur un modèle de diffusion ouvert pour accélérer l’adoption massive et l’intégration dans divers services grand public.
Robotique et ambitions de puissance à Shanghai
Le salon n’a pas été limité aux interfaces numériques. La Chine a affiché ses ambitions en robotique.

L’événement a également servi de plateforme pour des démonstrations plus spectaculaires, incluant des robots boxeurs et des voitures autonomes pilotées par agents. Ces présentations s’inscrivent dans une volonté globale de démontrer que Pékin n’est plus en retard sur Washington, mais capable de proposer des technologies de pointe prêtes pour le marché.
L’édition 2026 de la WAIC s’est ainsi conclue le 20 juillet en confirmant un pivot stratégique : la Chine ne cherche plus seulement à rattraper les États-Unis, mais à redéfinir l’usage quotidien de l’IA par le biais du matériel et de l’open-source.
Sources: Le Figaro, France 24.
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