Publié le 8 novembre 2025 07:06:00. Libby Adamé, une habitante du comté de Riverside, a été condamnée à 15 ans de prison à vie pour avoir pratiqué une intervention esthétique illégale qui a entraîné la mort de l’actrice Cindyanne Santangelo. Cette affaire relance le débat sur les risques liés aux procédures cosmétiques clandestines.
- Libby Adamé a été reconnue coupable de meurtre au deuxième degré et d’exercice illégal de la médecine.
- Cindyanne Santangelo est décédée d’une embolie au silicone après une injection illégale dans les fesses.
- Il s’agit de la deuxième condamnation d’Adamé pour des injections de silicone non autorisées ayant entraîné la mort.
La justice américaine a infligé une peine sévère à Libby Adamé, 53 ans, mercredi dernier. Elle a été condamnée à 15 ans de prison à vie pour avoir administré une injection fatale de silicone à Cindyanne Santangelo. L’actrice, connue pour ses rôles dans les séries Marié… avec enfants et EST, ainsi que pour son apparition dans le clip vidéo Make a Move du groupe Young MC, avait succombé à une détresse respiratoire peu après l’intervention, survenue au domicile de la victime.
Selon l’accusation, Adamé a injecté de l’huile de silicone dans les fesses de Santangelo, provoquant une embolie au silicone, une complication potentiellement mortelle. Les procureurs ont présenté des SMS et des témoignages qui, selon eux, prouvent qu’Adamé a non seulement coordonné l’intervention, mais l’a également réalisée elle-même.
La défense avait tenté de minimiser le rôle d’Adamé, arguant qu’elle n’était présente que pour une consultation et que la chronologie des événements ne permettait pas de conclure à la réalisation de l’injection par la prévenue. Ces arguments n’ont pas convaincu le jury.
Cette condamnation intervient après une affaire similaire en 2024, où Adamé et sa fille, Alicia Galaz, avaient été reconnues coupables d’homicide involontaire pour une autre injection de silicone illégale ayant causé la mort de Karissa Rajpaul, un mannequin. Les deux femmes avaient été libérées après avoir purgé une peine sous surveillance électronique.
Les autorités sanitaires rappellent régulièrement les dangers des procédures cosmétiques non autorisées. L’utilisation de silicone de qualité industrielle (une substance non destinée à un usage médical) peut entraîner des complications graves, telles que des accidents vasculaires cérébraux ou des crises cardiaques, en raison de la migration du produit dans la circulation sanguine. Les autorités continuent de mettre en garde le public contre les risques encourus en recourant à des praticiens non qualifiés et à des interventions réalisées dans des conditions non stériles.