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Les épargnants irlandais donnent inutilement aux banques près d’un milliard d’euros chaque année. Voici ce qu’ils peuvent faire – The Irish Times

Publié le 7 novembre 2025 à 12h14. Les épargnants irlandais laissent dormir des sommes considérables sur des comptes bancaires peu rémunérateurs, un manque à gagner estimé à près d'un milliard d'euros par an, alors que les banques elles-mêmes…

Les épargnants irlandais donnent inutilement aux banques près d’un milliard d’euros chaque année. Voici ce qu’ils peuvent faire – The Irish Times

Publié le 7 novembre 2025 à 12h14. Les épargnants irlandais laissent dormir des sommes considérables sur des comptes bancaires peu rémunérateurs, un manque à gagner estimé à près d’un milliard d’euros par an, alors que les banques elles-mêmes profitent de ces fonds.

  • Les ménages irlandais détiennent environ 160 milliards d’euros d’économies.
  • Près de 140 milliards d’euros reposent sur des comptes offrant des taux d’intérêt inférieurs à 0,2 %, voire nuls.
  • Les banques déposent ensuite ces fonds auprès de la Banque centrale européenne à un taux de 2 %, réalisant ainsi un écart considérable par rapport à la rémunération offerte aux épargnants.

Un rapport récent de la Banque centrale d’Irlande révèle que les épargnants irlandais ont une propension marquée à conserver leurs dépôts sur des comptes courants ou des comptes d’accès facile, mais faiblement rémunérés. Cette tendance, inhabituelle au sein de la zone euro où les dépôts à vue représentent en moyenne 55 % du total, a des conséquences financières significatives pour les ménages.

Selon les estimations de la Banque centrale, les ménages irlandais auraient pu gagner 788 millions d’euros de plus en intérêts en 2024 s’ils avaient placé leurs dépôts sur des comptes offrant des taux d’intérêt plus élevés, alignés sur la moyenne de la zone euro. Certains experts estiment même que ce manque à gagner pourrait dépasser les 2 milliards d’euros si l’ensemble des fonds dormants étaient transférés vers des comptes plus performants.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que l’inflation érode le pouvoir d’achat de l’épargne. Ainsi, 100 € déposés sur un compte courant sans intérêt ne vaudront plus que 98 € dans un an, sans même tenir compte des éventuels frais bancaires.

Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène. Une enquête menée par bonkers.ie indique qu’un quart des épargnants irlandais ignorent l’existence de taux d’intérêt plus avantageux. D’autres (10 %) considèrent les transferts de fonds entre comptes trop complexes, tandis qu’un pourcentage similaire ne se sentent pas en mesure d’épargner. Enfin, 25 % craignent de perdre l’accès immédiat à leur argent en le plaçant sur un compte à terme.

Les banques, quant à elles, ne semblent pas inciter leurs clients à rechercher de meilleures opportunités. Les taux proposés aux épargnants irlandais restent parmi les plus bas de la zone euro, comme le souligne une étude récente de la fintech Raisin, qui relève un taux moyen de 0,13 % en Irlande contre 0,55 % en Allemagne. Bonkers.ie et le site de la Commission de la concurrence et de la protection des consommateurs proposent des outils de comparaison des taux d’épargne.

Plusieurs alternatives s’offrent aux épargnants irlandais. Les comptes d’épargne à terme offrent des taux plus attractifs, allant jusqu’à 3 % pour une durée de 12 mois, bien que ces taux puissent varier. Les multiples comptes d’épargne d’État présentent l’avantage d’être exonérés de la taxe de rétention à la source (DIRT), qui prélève 33 % sur les intérêts. Les fintechs, telles que Revolut, N26, Bunq, Raisin et Trade Republic, offrent également des rendements intéressants et un accès facile aux dépôts. Raisin, par exemple, propose un taux de 3,1 % pour les nouveaux clients pendant les trois premiers mois.

Enfin, les coopératives de crédit constituent une option à considérer, bien qu’elles ne versent pas d’intérêts mais distribuent des dividendes déterminés par chaque coopérative locale. Elles sont également reconnues pour leur rôle social et leur soutien aux personnes ayant des difficultés à obtenir un crédit.

Vous pouvez nous contacter à l’adresse [email protected] pour toute question relative à vos finances personnelles. Si vous avez manqué la newsletter de la semaine dernière, vous pouvez la consulter ici.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.