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Les règles fiscales diffèrent selon qu’il s’agit d’investir dans des fonds ou directement dans des actions individuelles – The Irish Times

Publié le 9 novembre 2025 à 10h21. La fiscalité des investissements en Irlande est souvent perçue comme complexe et décourageante, poussant les épargnants à privilégier des placements peu rémunérateurs. Un lecteur interroge The Irish Times sur une potentielle…

Les règles fiscales diffèrent selon qu’il s’agit d’investir dans des fonds ou directement dans des actions individuelles – The Irish Times

Publié le 9 novembre 2025 à 10h21. La fiscalité des investissements en Irlande est souvent perçue comme complexe et décourageante, poussant les épargnants à privilégier des placements peu rémunérateurs. Un lecteur interroge The Irish Times sur une potentielle nouvelle taxe et les conséquences pour ses avoirs.

  • Une « cession présumée » pourrait être appliquée aux fonds d’investissement, avec un taux d’imposition actuel de 41 %.
  • Cette taxe ne s’applique pas aux actions achetées directement, soumises au régime général des plus-values.
  • La performance des investissements du lecteur, bien que positive, est inférieure à l’inflation et aux indices boursiers majeurs.

Un lecteur, Monsieur pw, s’inquiète d’une possible imposition sur ses participations dans des sociétés irlandaises, suite à une conversation avec un ami. Il possède des actions via Davy, pour une valeur actuelle d’environ 25 000 €, un montant légèrement supérieur à celui de 2018 (22 000 €). Il craint l’application d’une taxe sur les plus-values et d’une retenue à la source.

La confusion autour de la fiscalité des investissements est révélatrice, souligne l’article. Près de 90 % des 168 milliards d’euros d’épargne des ménages irlandais dorment sur des comptes à vue, rapportant des intérêts quasi nuls, en partie à cause de la DIRT (Deposit Interest Retention Tax), une taxe sur les intérêts des dépôts.

L’interrogation de Monsieur pw porte sur la « cession présumée », un mécanisme fiscal qui considère qu’un investissement a été vendu, même si ce n’est pas le cas. Cette taxe, initialement fixée à un taux supérieur à celui des plus-values, a grimpé jusqu’à 41 %. Elle intervient tous les huit ans et s’applique en plus de l’impôt sur les plus-values lors de la vente effective de l’investissement.

Le ministre des Finances, Paschal Donohoe, et son prédécesseur, Jack Chambers, ont reçu un rapport, intitulé Funds Sector 2030, qui examine les freins au développement du secteur des fonds en Irlande et propose des pistes pour encourager les investissements. Le budget 2026 devait apporter des réponses à ces problématiques, notamment concernant la cession présumée, mais le ministre a finalement opté pour une « feuille de route » qui sera publiée début 2026, détaillant son approche pour simplifier le cadre fiscal.

Une légère concession a été faite dans le budget : le taux de la taxe de sortie sera abaissé à 38 % en janvier, mais il restera cinq points au-dessus du taux d’imposition des plus-values. Heureusement pour Monsieur pw, cette taxe ne s’applique pas aux investissements directs en actions, mais uniquement aux fonds communs, tels que les fonds unitaires et les ETF (Exchange Traded Funds), même négociés en bourse.

Les actions détenues directement par Monsieur pw via Davy sont soumises au régime général des plus-values. Il ne sera imposé qu’au moment de la vente, sur la plus-value réalisée, déduction faite d’un abattement annuel de 1 270 €. Il pourra également compenser les pertes éventuelles avec les gains réalisés sur d’autres actifs.

Cependant, l’article souligne que la performance des investissements de Monsieur pw est décevante. Sur sept ans, ses placements n’ont progressé que de 13,6 %, soit un rendement annuel d’environ 1,8 %. Ce résultat est inférieur à l’inflation (23,6 % sur la même période) et largement en deçà de la hausse de l’indice Iseq de Dublin (67 %).

L’article met en garde contre les difficultés de la sélection de titres individuels, comparant cette approche à un pari. Il recommande à Monsieur pw de consulter un conseiller financier pour revoir sa stratégie d’investissement et envisage de passer à des fonds, ce qui pourrait améliorer ses rendements, même en tenant compte des implications fiscales.

Veuillez adresser vos questions à Dominic Coyle, Q&A, The Irish Times, 24-28 Tara Street Dublin 2, ou par e-mail à [email protected] en indiquant votre numéro de téléphone. Cette chronique est un service aux lecteurs et ne saurait se substituer à un conseil professionnel.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.