Publié le 10 novembre 2025 à 00h59. Un adolescent français est devenu malgré lui une figure virale sur internet après s’être retrouvé involontairement sur une photo prise lors du braquage spectaculaire des joyaux de la couronne au musée du Louvre.
- Pedro Elias Garzon Delvaux, 15 ans, a été photographié par l’agence Associated Press le jour du vol.
- L’image, qui le montre vêtu d’un style vintage, a suscité des spéculations sur son identité et son rôle potentiel dans l’affaire.
- L’adolescent a choisi de ne pas révéler immédiatement son identité, laissant le mystère s’installer.
La photo, prise quelques heures après le spectaculaire vol des joyaux de la couronne française, montre trois policiers appuyés sur une voiture argentée bloquant une entrée du Louvre. À droite, un jeune homme, élégamment vêtu d’un costume trois pièces et coiffé d’un fedora, traverse le cadre. L’image a rapidement fait le tour du monde, alimentant les théories les plus folles sur l’identité de cet « homme au fedora ». Certains le voyaient comme un détective privé, d’autres comme un initié, voire même comme une création issue de l’intelligence artificielle.
Pedro, qui vit avec ses parents et son grand-père à Rambouillet, à une trentaine de kilomètres de Paris, est un passionné de romans policiers, notamment de Sherlock Holmes et d’Hercule Poirot. Il a décidé de laisser planer le doute, savourant l’attention inattendue.
« Je ne voulais pas dire immédiatement que c’était moi. Avec cette photo, il y a un mystère, donc il faut que ça dure. »
Pedro Elias Garzon Delvaux
L’adolescent explique qu’il était au Louvre avec sa mère et son grand-père lorsqu’il a été pris en photo. Ils ignoraient alors que le musée venait d’être la cible d’un braquage audacieux.
« Nous voulions aller au Louvre mais il était fermé. Nous ne savions pas qu’il y avait un braquage. »
Pedro Elias Garzon Delvaux
C’est une connaissance qui l’a alerté quelques jours plus tard, lui signalant que sa photo avait été vue des millions de fois sur internet. Sa mère l’a ensuite informé de sa présence dans le New York Times. Des cousins en Colombie, des amis en Autriche et des camarades de classe ont également pris contact avec lui, lui envoyant des captures d’écran et des messages de félicitations.
L’engouement autour de sa photo est d’autant plus surprenant que le style vestimentaire de Pedro est une véritable passion. Il a commencé à s’habiller de cette manière il y a moins d’un an, inspiré par l’histoire du XXe siècle et les photographies en noir et blanc d’hommes d’État et de détectives fictifs.
« J’aime être chic. Je vais à l’école comme ça. »
Pedro Elias Garzon Delvaux
Le fedora, en particulier, est réservé aux occasions spéciales : week-ends, jours fériés et visites de musées. Pedro comprend pourquoi les internautes lui ont attribué un rôle de détective. Il apprécie l’idée qu’un événement inhabituel puisse susciter l’imagination et faire apparaître des personnages hors du commun.
Sa mère, Félicité Garzon Delvaux, souligne l’importance de l’art et des musées dans la vie de son fils. Elle a grandi dans un palais-musée du XVIIIe siècle (18e siècle) et lui a transmis le goût de la culture et de la beauté.
« L’art et les musées sont des espaces de vie. La vie sans art n’est pas la vie. »
Félicité Garzon Delvaux
Après avoir laissé le mystère planer pendant plusieurs jours, Pedro a rendu son compte Instagram public. Il attend désormais avec curiosité de voir si cette histoire inattendue lui ouvrira de nouvelles portes, peut-être même dans le monde du cinéma.
« J’attends que les gens me contactent pour des films. Ce serait très drôle. »
Pedro Elias Garzon Delvaux