Publié le 9 novembre 2025 à 23:05:00. Une fillette colombienne de trois ans est décédée ce dimanche après le naufrage d’une embarcation transportant des migrants au large de la province de Colón, au Panama, un drame qui souligne les risques pris par ceux qui tentent de contourner les routes migratoires traditionnelles.
- Une enfant de 3 ans, de nationalité colombienne, est décédée suite au chavirement d’un bateau.
- L’embarcation, qui n’était pas autorisée à transporter des passagers, transportait 18 adultes migrants et 2 autres mineurs.
- Le flux migratoire a diminué depuis l’arrivée au pouvoir de José Raúl Mulino au Panama et de Donald Trump aux États-Unis, mais de nouvelles routes se développent.
Le drame s’est produit dans la zone côtière de Miramar, à Santa Isabel, dans la province de Colón. Selon un communiqué officiel, la fillette est décédée « malgré les efforts déployés grâce aux manœuvres de réanimation cardio-pulmonaire (RCP) ». L’exécutif panaméen a exprimé ses « profonds regrets » suite à cette perte tragique.
Les autorités ont précisé que l’intervention rapide d’un navire privé a permis de porter assistance aux personnes à bord. Par la suite, les équipes du Service National Aéronaval (Senan) ont renforcé les opérations de sauvetage et de soins médicaux. Le bateau impliqué était piloté par un citoyen colombien et, selon les autorités, n’était pas habilité à transporter des passagers. Son enregistrement l’accréditait uniquement pour la pêche artisanale.
De plus, le navire a appareillé depuis un quai non autorisé par l’Autorité Maritime du Panama (AMP). La nationalité des autres migrants à bord n’a pas été officiellement précisée, mais les médias locaux rapportent que la majorité étaient des Vénézuéliens.
Depuis l’arrivée au pouvoir de José Raúl Mulino le 1er juillet 2024 et de Donald Trump le 20 janvier, les flux migratoires ont connu une évolution significative. Des politiques restrictives, telles que les vols financés par les États-Unis pour le retour des migrants traversant le Darién, et la fermeture de certains « sentiers » dans cette jungle, ont contribué à cette diminution.
Un protocole d’accord sur la migration conclu entre le Panama et les États-Unis en juillet 2024 a également joué un rôle important. Cet accord prévoit une contribution américaine de près de 14 millions de dollars (7 millions en 2024 et 7 millions supplémentaires en 2025) au gouvernement panaméen, afin de soutenir les opérations d’expulsion des migrants en situation irrégulière. Selon le ministre de la Sécurité, Frank Abrego, 2 736 personnes ont déjà été expulsées grâce à ce protocole depuis le dernier vol en octobre dernier.
Aujourd’hui, on observe un renversement des flux migratoires, avec un mouvement croissant du nord vers le sud. Au Panama, des migrants qui, auparavant, traversaient quotidiennement la jungle du Darién pour rejoindre les États-Unis, empruntent désormais des bateaux depuis les ports caribéens panaméens pour atteindre une ville frontalière avec la Colombie, d’où ils poursuivent leur voyage vers l’Amérique du Sud.
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