Publié le 12 novembre 2025 12:39:00. La Banque Centrale du Chili tire la sonnette d’alarme face à une vulnérabilité accrue des marchés financiers internationaux, tout en soulignant la résilience de l’économie nationale face aux chocs extérieurs.
- Les vulnérabilités liées aux marchés financiers internationaux ont augmenté.
- La prudence budgétaire reste essentielle pour préserver la stabilité financière.
- Le secteur immobilier chilien affiche une faiblesse persistante, malgré un léger dynamisme lié aux aides étatiques.
La Banque Centrale du Chili (BCC) a publié ce mercredi son Rapport sur la stabilité financière (FSR) pour le second semestre 2025. Ce document dresse un état des lieux des principaux risques et vulnérabilités qui pèsent sur la stabilité financière du pays, ainsi que des facteurs susceptibles de les atténuer.
Le rapport met en évidence une augmentation des vulnérabilités liées aux marchés financiers internationaux par rapport au précédent rapport. Selon la BCC, des tensions géopolitiques, commerciales, fiscales et institutionnelles persistent, s’accompagnant d’une hausse soutenue des prix des actifs financiers risqués.
La BCC souligne que l’économie chilienne n’est pas à l’abri des défis posés par ce contexte mondial. Cependant, elle précise que le pays dispose de mécanismes pour faire face aux chocs négatifs, et que ces mécanismes ont été renforcés par la loi sur la résilience et la coordination entre les autorités et les régulateurs.
En matière de politique budgétaire, le rapport réitère la nécessité de maintenir une approche prudente. La BCC insiste sur l’importance de préserver des conditions de financement adéquates pour les ménages et les entreprises, ainsi que la capacité de l’économie à absorber l’impact de futurs chocs.
Concernant le secteur immobilier, la situation reste préoccupante. Bien que le programme de garantie et de subvention de l’État ait entraîné une légère amélioration, notamment avec une baisse des taux d’intérêt des crédits immobiliers, le secteur demeure fragile.
Le principal risque pour la stabilité financière locale reste, selon le FSR, un scénario extérieur défavorable et une détérioration brutale des conditions financières. Une telle situation pourrait entraîner des sorties de capitaux, une hausse des taux d’intérêt, des corrections brusques des prix des obligations souveraines et des fluctuations du taux de change, affectant ainsi les utilisateurs et les fournisseurs de crédit locaux.
« Les vulnérabilités mondiales ont augmenté par rapport au dernier FSR. Dans ce contexte, des foyers de risques géopolitiques, commerciaux, fiscaux et institutionnels persistent, ce qui contraste avec une hausse soutenue des prix des actifs financiers risqués. »
Banque Centrale du Chili
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