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La COP30 au Brésil reprend après des affrontements avec des manifestants autochtones | Rock classique 103,5 WIMZ

Publié le 13 novembre 2023 16:22. Après une journée marquée par des perturbations causées par des manifestants autochtones, les négociations de la COP30 reprennent à Belém, au Brésil, alors que la pression monte pour obtenir des engagements plus…

La COP30 au Brésil reprend après des affrontements avec des manifestants autochtones | Rock classique 103,5 WIMZ

Publié le 13 novembre 2023 16:22. Après une journée marquée par des perturbations causées par des manifestants autochtones, les négociations de la COP30 reprennent à Belém, au Brésil, alors que la pression monte pour obtenir des engagements plus fermes en faveur de la lutte contre le changement climatique et la protection de l’Amazonie.

  • Des manifestants autochtones ont brièvement pris d’assaut le sommet climatique, soulignant les tensions autour de la protection de la forêt amazonienne.
  • L’ancien vice-président américain Al Gore a appelé à une action climatique plus rapide, dénonçant l’inaction face aux événements météorologiques extrêmes.
  • Les communautés indigènes exigent la fin de l’exploitation des ressources naturelles en Amazonie et réaffirment leur rôle central dans la protection de la forêt.

Les négociations de la COP30 ont repris ce lundi à Belém, au Brésil, après une journée de tensions. Des manifestants autochtones avaient brièvement pris d’assaut le sommet climatique, perturbant l’accès au site. L’ONU a indiqué que deux agents de sécurité avaient été légèrement blessés lors des affrontements de la veille, mais la réouverture s’est faite avec un minimum de perturbations, à l’exception de quelques retards dus aux réparations.

En parallèle des discussions à huis clos, une flottille de protestation, transportant des dirigeants indigènes et des militants écologistes, a navigué dans la baie de Guajara, escortée par deux navires de la marine brésilienne. Les participants brandissaient des pancartes appelant à la sauvegarde de l’Amazonie et à la reconnaissance des droits fonciers des populations autochtones. Des centaines de personnes, dont des représentants des communautés locales et des délégués de la COP, se sont rassemblées sur le front de mer pour observer la manifestation.

La présidence brésilienne a annoncé qu’une séance publique de « bilan » serait organisée plus tard dans la journée, permettant aux délégués d’exprimer leurs préoccupations concernant des questions cruciales telles que la taxation du carbone et le financement des pays les plus vulnérables au réchauffement climatique.

L’ancien vice-président américain Al Gore a profité de son discours annuel sur le climat pour lancer un appel vibrant à l’action. Malgré l’absence des États-Unis – le plus grand pollueur historique depuis la révolution industrielle – Gore a dressé un tableau alarmant des événements météorologiques extrêmes qui se multiplient à travers le monde.

« Combien de temps allons-nous rester les bras croisés et continuer à augmenter le thermostat pour que ce genre d’événements s’aggrave encore ? »

Al Gore, ancien vice-président américain

L’incident de mardi soir a mis en lumière les tensions qui sous-tendent cette édition de la COP30, où le président Luiz Inacio Lula da Silva a placé les peuples autochtones au cœur du débat sur l’avenir de la planète et la gestion des forêts.

Des groupes autochtones venus de toute l’Amérique latine ont envoyé des représentants pour exiger l’arrêt de la déforestation, de l’exploitation minière, des activités agricoles destructrices et de l’extraction de combustibles fossiles en Amazonie, un écosystème vital pour l’absorption du carbone.

Certains délégués n’ont pas été surpris par les manifestations. Jack Hurd, responsable de l’Agenda du système terrestre du Forum économique mondial et de l’Alliance des forêts tropicales, a déclaré :

« Il est regrettable qu’ils soient allés trop loin. Mais à mon avis, c’est la protestation qui fait avancer les choses. »

Jack Hurd, responsable de l’Agenda du système terrestre du Forum économique mondial et de l’Alliance des forêts tropicales

De nombreux gouvernements, parmi les 195 représentés à la COP30, ont exprimé leur inquiétude face à l’affaiblissement du consensus mondial sur l’action climatique, pointant du doigt notamment les États-Unis.

Les dirigeants autochtones ont exprimé leur consternation face à la poursuite des activités industrielles et du développement en Amazonie. L’Articulation des peuples autochtones du Brésil a publié un communiqué affirmant son soutien à « l’autonomie de tous les peuples de s’exprimer librement et démocratiquement, sans aucune forme de paternalisme – celui que l’État nous a imposé pendant tant d’années ». Ils ont réaffirmé leur rôle central dans la recherche de solutions :

« Nous sommes ici pour continuer à exiger de vrais engagements et pour réaffirmer que la réponse, c’est nous. »

Articulation des peuples autochtones du Brésil

Les scientifiques avertissent que la forêt amazonienne pourrait atteindre un point de basculement et se transformer en savane si la déforestation se poursuit au rythme actuel, et si la température moyenne mondiale dépasse le seuil de 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels. Selon les estimations, ce point de non-retour pourrait être atteint dès 2030, plus tôt que prévu.

Les militants écologistes se félicitent du choix de Belém pour accueillir la COP30, estimant que cela permet de sensibiliser les négociateurs et les leaders climatiques à la réalité vécue par les populations locales :

« Nous amenons en fait des négociateurs et des leaders climatiques au cœur de la forêt pour qu’ils découvrent par eux-mêmes ce que signifie vivre ici, en nous rappelant que l’Amazonie est sur le point de basculer et que la population ici souffre. »

Carolina Pasquali, directrice exécutive de Greenpeace Brésil

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.