Publié le 13 novembre 2025 à 14h41. Deux stations de radio de l’État de Sucre ont été fermées par les autorités vénézuéliennes, une nouvelle illustration de la pression croissante exercée sur les médias indépendants dans le pays, selon le Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP).
- Fermeture de deux radios locales dans l’État de Sucre, ordonnée par la Commission Nationale des Télécommunications (Conatel).
- Plus de 320 stations de radio ont été fermées au Venezuela entre 2003 et avril 2025, selon l’ONG Espacio Público.
- Le SNTP dénonce une politique de censure et de contrôle visant à réduire au silence les voix critiques.
Le Syndicat national des travailleurs de la presse du Venezuela (SNTP) a annoncé, dans l’après-midi du mercredi 12 novembre, la fermeture de deux stations de radio de l’État de Sucre. Ces fermetures ont été décidées par la Commission Nationale des Télécommunications (Conatel), l’organisme de régulation des médias au Venezuela.
Selon le SNTP, les stations concernées, Cumanesa 105,3 FM et +Network 89,3 FM, ont cessé leurs émissions après l’ouverture de procédures administratives par la Conatel. Ni les propriétaires, ni les employés des stations n’ont reçu d’explications supplémentaires concernant les motifs de ces fermetures.
Le SNTP souligne que ces deux radios figuraient parmi les rares médias locaux indépendants encore actifs dans cette région de l’est du Venezuela.
« La fermeture de ces radios s’ajoute à la politique de censure et de contrôle que le régime applique pour faire taire les voix critiques à travers le pays »,
Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP)
À ce jour, la Conatel n’a publié aucune déclaration officielle concernant ces procédures ou les raisons qui ont motivé ces mesures.
Le SNTP rappelle que plus d’une vingtaine de radios ont été contraintes de fermer leurs portes depuis le début de l’année, en raison de pressions ou de sanctions administratives imposées par la Conatel, souvent sans préavis ni possibilité de se défendre.
« Ces fermetures arbitraires portent atteinte au droit des citoyens à être informés et violent la liberté d’expression garantie par la Constitution vénézuélienne », a déclaré le syndicat, réitérant son appel aux autorités à respecter le droit à la communication et à cesser les actions de harcèlement contre les médias et leurs employés.
Un rapport publié en mai par l’ONG Espacio Público révèle que plus de 320 stations de radio ont été fermées au Venezuela entre 2003 et avril 2025. L’année 2022 a été particulièrement critique, avec 81 stations contraintes de cesser leurs activités.
« Il ne s’agit pas simplement de couper un signal : il s’agit de faire taire les voix, d’arrêter les débats, de couper l’accès à diverses informations et de restreindre le droit des citoyens à s’exprimer librement »,
Espacio Público
À lire aussi
