Publié le 15 novembre 2025 à 19h46. Des affrontements violents ont éclaté ce samedi au cœur de Mexico entre des manifestants, dont beaucoup avaient le visage dissimulé, et les forces de l’ordre, autour du Palais National, lors d’une marche organisée par la « Génération Z ». Les heurts ont conduit à la destruction de barrières de sécurité et à des échanges de gaz lacrymogènes et de projectiles.
- Des manifestants cagoulés ont réussi à démanteler une partie des barrières métalliques protégeant le Palais National, malgré la riposte policière.
- Des actes de vandalisme ont également visé la Cour Suprême de Justice de la Nation, avec des vitres brisées et des inscriptions sur les murs.
- Des tensions sont apparues au sein même de la marche, avec des appels au calme et à la non-violence face aux dérives constatées.
Les incidents ont débuté en début d’après-midi, lorsque des groupes de jeunes, dont les visages étaient couverts, ont commencé à défier les forces de l’ordre postées devant le Palais National. Les manifestants ont rapidement forcé les barrières de sécurité, escaladant les structures métalliques et scandant des slogans tels que « oui, nous pouvons ». Des contre-manifestations ont émergé, certains reprochant aux casseurs de nuire à la mobilisation.
La police a réagi en lançant du gaz lacrymogène, apparemment à l’aide d’extincteurs, et des détonations de roquettes ont été entendues. Les manifestants ont riposté en frappant les barrières avec des marteaux, des pinces et même des meuleuses, dans le but de les ouvrir. Des engins explosifs ont également été utilisés. Des échanges de pierres et de projectiles enflammés ont suivi, tandis que les forces de l’ordre formaient de nouveaux cordons de sécurité.
Après plus d’une heure d’affrontements, les manifestants ont réussi à abattre plusieurs sections des barrières métalliques, ouvrant une brèche dans le dispositif de sécurité. À un moment donné, des policiers se sont retirés et ont même été applaudis par la foule, certains échangeant des poignées de main avec les manifestants. Cependant, la tension est restée vive, avec la crainte d’une tentative d’intrusion dans le Palais National.
Parallèlement aux événements devant le Palais National, un groupe de manifestants a également tenté de pénétrer de force dans les locaux de la Cour Suprême de Justice de la Nation (SCJN). Ils ont grimpé pour atteindre les fenêtres supérieures et ont brisé les vitres, avant d’être repoussés par la police qui a utilisé du gaz lacrymogène. Le bâtiment a également subi des actes de vandalisme.
Vers 15 heures, la plupart des barrières protégeant la façade du Palais National avaient été démolies. Les forces de l’ordre se sont alors repliées, formant un nouveau cordon avec leurs boucliers. Les manifestants, dont beaucoup avaient le visage dissimulé, ont continué à démolir les restes des barrières. Des slogans tels que « Révocation » ont été scandés par la foule.