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La faiblesse de la Coupe du Monde de Rugby que les Wallabies et les All Blacks doivent résoudre

Publié le 16 novembre 2025, 23h43 HE. Les équipes australienne et néo-zélandaise de rugby sont confrontées à de sérieuses lacunes dans leur jeu aérien, un problème qui pourrait compromettre leurs chances lors de la Coupe du Monde de…

La faiblesse de la Coupe du Monde de Rugby que les Wallabies et les All Blacks doivent résoudre

Publié le 16 novembre 2025, 23h43 HE. Les équipes australienne et néo-zélandaise de rugby sont confrontées à de sérieuses lacunes dans leur jeu aérien, un problème qui pourrait compromettre leurs chances lors de la Coupe du Monde de Rugby 2027 aux Antilles.

  • Les Wallabies et les All Blacks ont montré des faiblesses flagrantes dans leur capacité à contrer les bottes plongeantes de leurs adversaires européens.
  • Cette vulnérabilité, déjà observée par des entraîneurs de rugby, pourrait devenir un handicap majeur lors du prochain tournoi.
  • Le style de jeu privilégié dans le Super Rugby Pacific, axé sur la possession, ne semble pas préparer adéquatement les joueurs à ce défi.

Le week-end dernier a été difficile pour le rugby australien et néo-zélandais. Les défaites contre l’Irlande et l’Angleterre ont mis en lumière un problème récurrent : une incapacité à maîtriser le jeu aérien. Joe Schmidt, l’entraîneur australien, et Scott Robertson, son homologue néo-zélandais, ainsi que Les Kiss, doivent trouver des solutions rapidement.

À Dublin, les Wallabies ont été particulièrement maladroits. Les Irlandais, Jamison Gibson-Park et Sam Prendergast en tête, ont systématiquement cherché à jouer au pied, obtenant un avantage significatif dans plus de 50 % des cas. L’équipe australienne a semblé dépassée par la stratégie, incapable de contester efficacement les ballons hauts. Un moment particulièrement révélateur s’est produit dès la 4e minute, avec une tentative ratée de Harry Potter sous un coup de pied de Prendergast.

La situation s’est aggravée au fil du match. À la 60e minute, les Wallabies semblaient avoir renoncé à disputer les ballons hauts, laissant Mack Hansen, auteur d’un triplé, récupérer facilement la possession pour l’Irlande.

Ironiquement, l’équipe de Collingwood, championne de football australien, avait observé une séance d’entraînement des Wallabies durant la semaine. Cependant, Scott Schmidt a précisé que les entraîneurs de Collingwood n’avaient pas donné de conseils spécifiques sur la manière de contrer le jeu aérien, car les techniques diffèrent considérablement entre les deux sports.

« Il s’agit en grande partie de joueurs qui se lancent d’une seule main et cherchent juste à créer un peu de chaos, puis quoi qu’il arrive sur le terrain, c’est une bousculade, c’est une bousculade folle qui rend difficile le contrôle de cet aspect du jeu. »

Scott Schmidt, entraîneur australien

L’évolution de l’interprétation des règles a également compliqué la situation. Les joueurs de soutien, autrefois autorisés à offrir une protection, sont désormais plus strictement sanctionnés pour toute interférence illégale. Cette nouvelle donne exige une adaptation rapide, que les équipes australienne et néo-zélandaise n’ont pas encore réussi à opérer.

L’Argentine a démontré l’efficacité d’une stratégie similaire lors de ses récentes victoires contre les All Blacks et les Wallabies. La présence de nombreux joueurs argentins dans les championnats européens (Premiership, Top 14, United Rugby Championship) leur a permis de se familiariser avec ce type de jeu.

Les All Blacks ne sont pas non plus épargnés. L’arrière anglais Freddie Steward a profité de leur faiblesse dans le jeu aérien pour mettre son équipe en position favorable lors du match contre l’Angleterre à Twickenham.

L’arrière des All Blacks, Will Jordan, a souvent été pris de court dans les airs face à l’Angleterre à Twickenham. David Rogers/Getty Images

Will Jordan, l’ailier néo-zélandais, est un joueur offensif exceptionnel, avec 45 essais en 53 sélections. Il est en passe de battre le record néo-zélandais de 49 essais détenu par Doug Howlett. Cependant, il est vulnérable dans le jeu aérien, tout comme ses coéquipiers Leroy Carter, Leicester Fainga’anuku, Caleb Clarke et Sevu Reece.

« Parfois, nous aurions peut-être surjoué. L’Angleterre a très bien fait, en lançant le ballon dans les airs et en poursuivant bien. »

Scott Barrett, capitaine des All Blacks

Bien que les All Blacks puissent regretter le carton jaune controversé reçu par Codie Taylor et quelques erreurs de Beauden Barrett, leur incapacité à défendre le jeu aérien reste leur principal point faible à l’approche de la Coupe du Monde 2027.

Le style de jeu privilégié dans le Super Rugby Pacific, axé sur la possession et la course, ne semble pas offrir aux joueurs l’entraînement nécessaire pour améliorer leur jeu aérien.

Un facteur potentiellement favorable pour les Wallabies et les All Blacks pourrait être les conditions climatiques en Australie en 2027. Des terrains plus secs et plus durs pourraient leur permettre de mieux exploiter leur condition physique et leur connaissance des conditions locales.

Cependant, sans une amélioration significative d’ici là, les équipes européennes et l’Argentine aborderont la Coupe du Monde aux Antilles en étant conscientes qu’elles ont les clés pour déstabiliser les Wallabies et mettre les All Blacks sous pression.

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À propos de l’auteur: Camille Renault

Camille Renault couvre le sport français et international, avec une attention particulière au football, au rugby, au tennis et aux grands rendez-vous de compétition. Son écriture conjugue précision, rythme et sens du résultat.