Publié le 17 novembre 2025 à 05h38. Giorgio Contini, ancien entraîneur des Young Boys de Berne, s’est exprimé publiquement pour la première fois depuis son limogeage, évoquant les raisons de sa séparation avec le club et les pressions inhérentes au monde du football.
Giorgio Contini est revenu sur son départ forcé des Young Boys de Berne fin octobre, lors d’un événement marquant la sortie du livre « Mensch Fussballstar » d’Andreas Böni. L’ancien entraîneur, visiblement serein et confiant, a partagé ses réflexions sur les défis et les complexités de son métier, lors d’une discussion avec le journaliste Dani Wyler à la librairie Orell Füssli de Wil.
Contini a souligné que son licenciement, bien que douloureux, ne lui semblait pas entièrement de sa faute, mais plutôt lié à des décisions qui échappaient à son contrôle direct. Il n’a pas souhaité détailler ces décisions, se contentant de rappeler que son contrat avec le club bernois court encore jusqu’en 2027.
« Le licenciement de YB fait très mal. »
Giorgio Contini
L’ancien entraîneur a également abordé la pression constante exercée sur les techniciens par les supporters, les médias et les dirigeants. Il a décrit comment cette pression peut altérer un entraîneur, tant sur le plan professionnel que personnel, le qualifiant de « combattant solitaire », comme l’a souligné Andreas Böni.
Contini a révélé qu’il tient un journal dans lequel il consigne ses idées et analyse son travail de manière objective. Il a également insisté sur l’importance de se tenir à distance des médias, traditionnels et sociaux, non pas par manque d’intérêt, mais par souci d’autoprotection.
Il a évoqué des situations où des directeurs sportifs intervenaient directement sur les choix tactiques, ce qu’il a qualifié d’humiliant et assimilé à du harcèlement.
L’ancien entraîneur de Vaduz, Saint-Gall, Lausanne et GC a également critiqué la formation des formateurs en Suisse, estimant qu’elle se concentre trop sur les aspects tactiques et néglige la dimension psychologique. Il a souligné l’importance de considérer le joueur avant tout comme un être humain, et non comme un simple pion sur un échiquier.
« En Suisse, nous, les formateurs, manquons de formation psychologique. »
Giorgio Contini
Malgré les difficultés rencontrées, Giorgio Contini a affirmé son attachement au football et son désir de continuer à exercer son métier. Il a souligné l’importance d’avoir des amis en dehors du milieu sportif pour maintenir un équilibre personnel.
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