Publié le 2025-11-17 21:49:00. L’administration Trump intensifie la pression sur le Venezuela et le Mexique en menaçant d’actions militaires directes contre les cartels de la drogue, exacerbant les tensions régionales et suscitant des interrogations sur la stratégie globale de Washington.
- Donald Trump a ouvertement menacé d’attaquer des navires présumés transportant de la drogue, tant au large du Mexique que du Venezuela.
- Le déploiement massif de forces américaines dans les Caraïbes, avec l’arrivée du porte-avions Gerald Ford, a porté l’effectif total à 15 000 soldats.
- Washington a annoncé son intention de désigner le cartel vénézuélien des Suns comme organisation terroriste étrangère, ouvrant la voie à une possible intervention militaire sur le sol vénézuélien.
La rhétorique agressive du président Trump à l’égard du Mexique et du Venezuela s’est intensifiée ce lundi, alors que son administration cherche à endiguer le flux de drogues illicites vers les États-Unis. Au cours d’une conférence de presse à la Maison Blanche, le président a affirmé qu’il serait « fier » d’ordonner des frappes contre des navires soupçonnés de trafic de drogue, même en eaux mexicaines, sans préciser s’il consulterait les autorités mexicaines avant de prendre une telle décision.
« Ça me va. [Cualquier cosa] ce que nous devons faire pour arrêter le trafic de drogue. Je ne dis pas que je vais le faire. Mais je serais fier de le faire. »
Donald Trump, président des États-Unis
Cette annonce intervient après une série de critiques virulentes à l’encontre du Mexique, accusé de ne pas en faire assez pour lutter contre les cartels responsables de l’importation massive de fentanyl sur le territoire américain. Le fentanyl est devenu la principale cause de décès par surdose aux États-Unis, avec des conséquences dévastatrices pour de nombreuses familles. Trump a réitéré son mécontentement à l’égard du gouvernement mexicain, affirmant qu’il était « pas du tout content » de sa gestion de la situation.
Parallèlement, la pression sur le Venezuela ne cesse de croître. L’arrivée du porte-avions Gerald Ford, le plus grand et le plus moderne de la marine américaine, dans les Caraïbes a renforcé la présence militaire américaine dans la région, atteignant un niveau inégalé depuis plus de soixante ans. Ce déploiement massif, dans le cadre de l’opération « Lance du Sud » qui inclut également des opérations dans le Pacifique oriental, alimente les spéculations sur une possible intervention militaire visant à renverser le régime de Nicolás Maduro. Maduro lui-même dénonce une tentative de déstabilisation orchestrée par Washington.
Le Département d’État a annoncé dimanche son intention de désigner le cartel vénézuélien des Suns comme entité terroriste étrangère, accusant Maduro d’en être le chef. Cette désignation pourrait justifier une action militaire sur le sol vénézuélien, en se basant sur l’argument que les États-Unis sont en guerre contre les organisations criminelles inscrites sur cette liste. Cependant, Trump a également laissé entendre la possibilité de négociations directes avec Caracas, affirmant que le régime de Maduro serait ouvert à un dialogue.
« Je n’exclus rien. Nous devons simplement résoudre la question du Venezuela. Je lui parle probablement, je parle à beaucoup de gens. »
Donald Trump, président des États-Unis
Trump a également réitéré son opinion selon laquelle le Venezuela « n’a pas été bon envers les États-Unis », en l’accusant d’avoir « vidé ses prisons » et d’avoir envoyé ses détenus vers le nord. Ces déclarations, ainsi que la menace implicite d’une intervention militaire, maintiennent une forte incertitude quant à l’avenir des relations entre les États-Unis et ces deux pays d’Amérique latine.