Édition française
En continu
---Advertisement---

Divertissement

Le Pentagone est vulnérable à l’utilisation malveillante d’informations accessibles au public, selon le GAO

Publié le 18 novembre 2025 16:08:00. Le Pentagone est de plus en plus vulnérable aux attaques ciblées, les données personnelles de militaires, de sous-traitants et de leurs familles étant facilement accessibles et exploitables par des acteurs malveillants via…

Le Pentagone est vulnérable à l’utilisation malveillante d’informations accessibles au public, selon le GAO

Publié le 18 novembre 2025 16:08:00. Le Pentagone est de plus en plus vulnérable aux attaques ciblées, les données personnelles de militaires, de sous-traitants et de leurs familles étant facilement accessibles et exploitables par des acteurs malveillants via des sources numériques publiques.

  • Un rapport du Government Accountability Office (GAO) révèle que la plupart des composantes du ministère de la Défense (DOD) ne forment pas systématiquement leur personnel aux risques liés à la diffusion d’informations personnelles en ligne.
  • Huit des dix composantes auditées n’ont pas réalisé d’évaluations des menaces dans les domaines clés de la sécurité, notamment la protection des forces et la sécurité opérationnelle.
  • La prolifération des appareils numériques et des réseaux sociaux facilite la collecte et l’analyse de données personnelles, augmentant ainsi les risques pour la sécurité nationale.

Les missions et le personnel du département de la Défense américain sont confrontés à une vulnérabilité croissante face à des « acteurs malveillants » capables de perturber les opérations en exploitant les informations numériques accessibles publiquement. C’est la conclusion d’un rapport publié lundi par le Government Accountability Office (GAO), l’organisme de surveillance du gouvernement.

L’audit, mené sur une période de 18 mois auprès de dix composantes du DOD – les cinq branches des forces armées, le Commandement cyber américain (US Cyber Command), le Commandement des opérations spéciales des États-Unis (US Special Operations Command), la National Security Agency (NSA), l’Agence de contre-espionnage et de sécurité de la Défense (DCSA) et la Defense Intelligence Agency (DIA) – a révélé que toutes, à l’exception d’une, « n’ont pas systématiquement formé le personnel aux risques liés aux informations numériques disponibles publiquement dans tous les domaines de sécurité concernés », selon le rapport.

Le Commandement des opérations spéciales des États-Unis a mis en place un programme de formation visant à sensibiliser le personnel à la gestion de son identité numérique et à la protection de ses informations personnelles en ligne.

Le rapport souligne également que « huit des dix composantes n’ont pas procédé à des évaluations des menaces dans les domaines de sécurité requis que sont la protection des forces, les menaces internes, l’assurance de la mission et la sécurité des opérations ». Cette lacune expose le personnel militaire et les opérations à des risques accrus.

Bien que le ministère de la Défense ait pris des mesures pour renforcer la sécurité dans des domaines traditionnels, ses efforts pour atténuer les risques liés à la sécurité, à la confidentialité et aux opérations posés par la présence numérique sont jugés limités.

La menace est amplifiée par la prolifération des appareils numériques, des réseaux sociaux et du « big data », qui peuvent être analysés grâce à l’intelligence artificielle. L’activité numérique des militaires, des sous-traitants et de leurs familles – sites web visités, courriels envoyés, photos publiées sur les réseaux sociaux – génère un volume considérable de données traçables qui peuvent compromettre leur vie privée et leur sécurité, et, en fin de compte, la sécurité nationale.

« Ces empreintes numériques représentent un élément d’un puzzle plus vaste qui, une fois combiné à d’autres sources d’information, peut créer un profil numérique et nuire aux fonctions et aux missions militaires », avertit le rapport.

Un acteur malveillant peut ainsi constituer un profil numérique complet en acquérant des informations personnelles auprès de courtiers en données pour quelques centimes seulement, puis en les combinant avec des publications en ligne et des données de localisation provenant des téléphones portables et des dispositifs de suivi d’activité physique.

Le rapport illustre ce risque avec un scénario hypothétique où les opérations d’un porte-avions pourraient être perturbées ou sabotées en utilisant des communiqués de presse du Pentagone, des reportages médiatiques, l’activité en ligne, les publications sur les réseaux sociaux et les coordonnées du navire, souvent partagées par des passionnés de marine.

Le DOD a approuvé 11 des 12 recommandations formulées par le GAO et a partiellement approuvé la douzième.

Ces recommandations incluent notamment :

  • Que les secrétaires de l’Armée de l’Air et de l’Armée, ainsi que le directeur de l’Agence de contre-espionnage et de sécurité de la Défense, procèdent aux évaluations des menaces requises dans les domaines de la protection des forces, des menaces internes et de l’assurance de la mission.
  • Que le Commandement cyber américain, la Defense Intelligence Agency et la National Security Agency effectuent les évaluations nécessaires dans les domaines de la protection des forces, des menaces internes, de la sécurité opérationnelle et de l’assurance de la mission.
  • Que le secrétaire à la Marine s’assure que le service réalise les évaluations requises dans les domaines de la protection des forces, des menaces internes, de la sécurité opérationnelle et de l’assurance de la mission.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.