Sofia, 19 novembre 2025. Le politologue Parvan Simeonov estime que l’adoption de l’euro en Bulgarie est perçue par la population comme une perte de souveraineté et que les autorités sous-estiment les conséquences de cette transition, notamment l’augmentation des prix.
- L’opinion publique bulgare est peu réceptive aux justifications officielles concernant l’inflation et l’euro.
- Le lev bulgare est considéré par beaucoup comme un symbole national fort, rendant son remplacement difficile.
- L’adoption de l’euro pourrait entraîner des conséquences négatives pour les autorités bulgares, notamment en raison du manque de consultation populaire.
Selon Parvan Simeonov, l’explication des institutions concernant l’évolution des prix ne convainc pas les citoyens. Il souligne que, quelle que soit la cause, l’augmentation des prix sera systématiquement imputée à l’euro.
« Les citoyens n’entendent pas les explications des institutions sur le sujet pour une raison simple : ils n’y croient pas. »
Parvan Simeonov, politologue
Le politologue met en avant un attachement profond au lev bulgare, perçu comme un symbole identitaire. Cette résistance à l’euro s’inscrit, selon lui, dans un mouvement souverainiste mondial, illustré par l’ascension de figures politiques telles que Donald Trump, Marine Le Pen et Jarosław Kaczyński.
« La motivation irrationnelle de nos concitoyens contre l’euro réside dans le fait que le lev bulgare est perçu par le peuple comme un symbole de notre pays. À ce niveau purement symbolique, ils ne sont pas prêts à s’en séparer. »
Parvan Simeonov, politologue
Simeonov critique également la gestion de l’adoption de l’euro par les autorités bulgares, estimant que le budget a été artificiellement gonflé et que l’idée d’un référendum sur le maintien du lev a été négligée. Il considère la prise de position de Rumen Radev sur ce sujet comme une manœuvre électorale.
Concernant d’autres dossiers, le politologue estime que l’affaire impliquant le maire de Varna, Blagomir Kotsev, profite politiquement au PP-DB. Il juge également que les autorités ont réussi à gérer le cas Lukoil, soulignant le rôle de Rumen Spetsov, qu’il considère comme favorable aux intérêts américains, une situation qui remonte, selon lui, à l’époque d’Asen Vassilev.
« Rumen Spetsov est évidemment quelqu’un qui profite aux Américains. Et c’est le cas depuis l’époque d’Asen Vassilev. »
Parvan Simeonov, politologue
En conclusion, Simeonov estime que la satisfaction de la population bulgare dépendra de la stabilité des prix et de l’approvisionnement en carburant.
« Si les prix n’augmentent pas et s’il n’y a pas de pénurie de carburant, les Bulgares seront satisfaits. C’est ainsi que l’on procède. »
Parvan Simeonov, politologue
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