L’équipe cycliste Unibet Rose Fusées, née sur YouTube, pourrait bien s’aligner sur le prochain Tour de France. L’arrivée du grimpeur expérimenté Wout Poels renforce considérablement les ambitions de la formation néerlandaise.
À 38 ans, Wout Poels a choisi de prolonger son contrat avec l’équipe dirigée par Bas Tiétéma, une décision qui ouvre la voie à une participation potentielle à la Grande Boucle. L’ancien coureur, fort de onze participations au Tour de France, explique avoir été séduit par l’approche novatrice de l’équipe.
« Je les voyais souvent passer avec les pizzas pendant le Tour », a confié Poels, faisant référence aux débuts de l’équipe qui s’est fait connaître en livrant des pizzas aux spectateurs après chaque étape. « Les nouveaux médias, comme YouTube, sont importants pour cette équipe et ils y réagissent bien. C’est une sacrée étape de constituer une équipe professionnelle et d’en assurer les salaires. »
Poels admet que l’âge commence à se faire sentir, mais reste motivé. « On se demande parfois quand il faut arrêter », a-t-il déclaré. « J’ai tout fait pour le cyclisme, j’ai un peu sacrifié ma vie sociale, c’est ce qu’il faut pour atteindre le sommet. » Il souhaite désormais aborder une nouvelle phase de sa carrière, plus équilibrée.
L’équipe Unibet Rose Fusées a déjà attiré d’autres coureurs expérimentés, dont Dylan Groenewegen et Larry Lafay, tous ayant déjà remporté des étapes sur le Tour de France. « Nous avons désormais des coureurs qui ont prouvé leur valeur sur la plus grande course au monde », a souligné Bas Tiétéma. « Nous disons depuis longtemps que nous voulons participer au Tour un jour, il faut donc progresser chaque année. »
Pour atteindre cet objectif ambitieux, l’équipe s’est entourée d’Eelco Meenhorst, un ancien entraîneur d’aviron qui a mené l’équipe néerlandaise à de multiples médailles aux Jeux olympiques de Paris (quatre médailles d’or, trois d’argent et une de bronze). Meenhorst préfère cependant rester prudent. « J’entends beaucoup de gens en parler autour de nous, mais restons terre-à-terre. Construisons pour l’avenir et voyons si cela fonctionne. »
Selon Meenhorst, la participation au Tour n’est pas une fin en soi. « L’important, c’est d’avoir une stratégie claire et de savoir comment utiliser nos ressources intelligemment. Le succès ne se mesure pas seulement au nombre d’étapes gagnées, mais aussi à la manière dont nous fonctionnons en équipe. »