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Une journée de travail de 7 heures pour les parents d’enfants jusqu’à 13 ans et 3 jours de congé supplémentaires pour chaque enfant à la charge de la Caisse d’assurance sociale (et non de l’employeur). Ce ne sont là que quelques-uns des nouveaux privilèges destinés à élever le « niveau de fécondité le plus bas de l’histoire de la Pologne ».

Publié le 2025-11-20 03:21:00. Face à une chute historique de la natalité en Pologne, une pétition citoyenne réclame des mesures ambitieuses pour améliorer les droits des femmes enceintes et des parents, notamment une réduction du temps de travail…

Une journée de travail de 7 heures pour les parents d’enfants jusqu’à 13 ans et 3 jours de congé supplémentaires pour chaque enfant à la charge de la Caisse d’assurance sociale (et non de l’employeur). Ce ne sont là que quelques-uns des nouveaux privilèges destinés à élever le « niveau de fécondité le plus bas de l’histoire de la Pologne ».

Publié le 2025-11-20 03:21:00. Face à une chute historique de la natalité en Pologne, une pétition citoyenne réclame des mesures ambitieuses pour améliorer les droits des femmes enceintes et des parents, notamment une réduction du temps de travail et des congés supplémentaires financés par la sécurité sociale.

  • Une pétition soumise au Sejm propose de limiter le temps de travail des parents d’enfants de moins de 13 ans à 7 heures par jour.
  • Les parents pourraient bénéficier de 3 jours de congé supplémentaires par enfant, dans la limite de 9 jours par an, financés par la Caisse d’assurance sociale (ZUS).
  • La pétition vise également à renforcer la protection contre la discrimination liée à la parentalité et à prolonger la protection de l’emploi des femmes enceintes.

La Pologne connaît une crise démographique sans précédent. Selon les données récentes, le nombre de naissances a diminué d’environ 11 000 au premier semestre 2025 par rapport à la même période de l’année précédente, soit un total d’environ 115 500 naissances vivantes, plus de 10 000 de moins qu’un an plus tôt. L’indice synthétique de fécondité (ISF), qui mesure le nombre moyen d’enfants qu’une femme pourrait avoir tout au long de sa vie si les taux de fécondité actuels se maintenaient, a chuté à 1,04 en 2025, contre 1,11 en 2024, 1,16 en 2023 et 1,45 en 2020. Pour assurer le renouvellement des générations, un ISF de 2,1 est nécessaire, sans migration.

C’est dans ce contexte alarmant qu’une pétition (n° BKSP-155-X-626/25), déposée le 23 juillet 2025, a été soumise au Sejm. Les auteurs de la pétition mettent en avant plusieurs facteurs expliquant cette baisse de la fécondité, notamment les mauvaises conditions de logement des jeunes adultes (jusqu’à 32 % des jeunes adultes considèrent cela comme un obstacle majeur à la décision d’avoir un enfant), le manque de soins prénatals adéquats et les inquiétudes concernant l’emploi et la vie professionnelle des femmes.

Les pétitionnaires soulignent que 22 % des femmes renoncent à avoir un enfant par crainte de ne pas pouvoir concilier travail et garde d’enfants, et que 13 % craignent de perdre leur emploi pendant ou après une grossesse. Ils estiment également que 31 % des jeunes adultes considèrent leur situation professionnelle comme trop instable pour envisager une famille.

Pour remédier à cette situation, la pétition propose plusieurs modifications au Code du travail. Outre la réduction du temps de travail à 7 heures par jour pour les parents d’enfants de moins de 13 ans et l’octroi de 3 jours de congé supplémentaires par enfant (avec un maximum de 9 jours par an, financés par la ZUS), elle réclame également :

  • Une extension de la définition de la discrimination en matière d’emploi pour inclure explicitement la discrimination fondée sur la parentalité.
  • Une prolongation de la période de protection de l’emploi pour les femmes enceintes et en congé de maternité, de trois mois supplémentaires après la fin du congé de maternité.
  • Une prolongation de la durée des contrats de travail conclus pour une durée déterminée ou en période d’essai qui prendraient fin pendant la grossesse, également de trois mois supplémentaires après la fin du congé de maternité.
  • La mise en place de mesures de soutien à la création et à l’exploitation de crèches et d’écoles maternelles sur les lieux de travail.

La pétition a été transmise à la commission des pétitions du Sejm le 5 août 2025. Le délai d’examen a été prolongé le 23 octobre de la même année, mais aucune date de réunion n’a encore été fixée et aucun avis juridique n’a été préparé par le bureau d’expertise et d’évaluation de l’impact de la réglementation du Sejm.

Image de la pétition du 23 juillet 2025

Pétition du 23 juillet 2025 sur l’augmentation des droits du travail des femmes enceintes et des parents d’enfants

1 Jauge des naissances, données sur les naissances et l’indice synthétique de fécondité (ISF) 2025, 2 août 2025.

2 Office central de statistique, Situation démographique en Pologne, 23 juillet 2025.

Base juridique :

Loi du 26 juin 1974, Code du travail (texte consolidé : Journal des lois de 2025, article 277)

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.